Dassault/bae-Jaguar

Dassault/Dornier AlphaJet

De havilland-Comet 1

Vue d'un AlphaJet E belge (photo : Guido Van Roy) Vue d'un appareil d'entraînement AlphaJet E des forces aériennes belges (B26/AT-26).

Le Dassault/Dornier AlphaJet est un avion biplace d'attaque léger et appareil de formation avancée fabriqué conjointement par Dornier en Allemagne et Dassault-Breguet en France. Destiné à succéder aux Fouga Magister et aux Lockheed T-33, il était issu de la coopération de ces deux sociétés. En 1971, le programme prévoyait une version française d'entraînement, la plus simplifiée possible, afin de former les pilotes de chasse sur un avion biréacteur, sûr, démonstratif et performant, ainsi qu'une version allemande de reconnaissance et d'appui aérien rapproché.

Le premier vol du prototype fut effectué à Istres fin octobre 1973, l'avion se révélant très manoeuvrant et ne présentant aucun problème aux vitesses transsoniques. Le premier AlphaJet E ("E" pour Ecole) de série destiné à l'Armée de l'Air (175 exemplaires commandés) effectua son vol initial à Istres début novembre 1977, la mise en service opérationnelle ayant lieu à partir de fin janvier 1979. La version d'appui tactique ("A" pour Appui tactique) retenue par la Luftwaffe (également commandée à 175 exemplaires) effectua son premier vol à Oberpfaffenhofen début janvier 1974 et fut livrée à partir de 1980.

Les deux premiers importants clients à l'export furent la Belgique et l'Egypte. Ce premier pays commanda 33 exemplaires, type français entraînement, désignation AlphaJet 1B, assemblés par SABCA et livrés à partir de 1978. L'Egypte passa commande de trente appareils désignés AlphaJet MS1 au début des années 1980. Ces machines furent assemblées dans ce pays à l'exception de quatre exemplaires complets (type MS2) fournis par Dassault.

D'autres pays passèrent commande de cet appareil, Côte d'Ivoire (sept exemplaires), Maroc (24 ex.), Nigeria (14 ex.), Qatar (six ex.) et Togo (cinq ex.). Ces appareils étaient de type entraînement sauf les exemplaires (type attaque) destinés au Nigeria. La production totale des AlphaJet dépassa les 510 exemplaires avec plus de 320 machines destinées à l'export.

L'armement d'un AlphaJet d'attaque comprenait un canon Mauser BK-27 de calibre 27 mm (avec 120 munitions) ou un canon DEFA de 30 mm (avec 150 munitions) logés dans un conteneur ventral. Cet armement pouvait être complété par des roquettes contenues dans des pods placés sous les ailes (deux Matra contenant chacun 18 roquettes SNEB de 68 mm ou deux CRV7 contenant 19 roquettes de 70 mm). L'avion pouvait emporter également deux missiles AIM-9 Sidewinder, Matra Magic II ou AGM-65 Maverick. Aussi, cette version pouvait être dotée d'une charge maximale de 2.500 kg de bombes diverses (comme des Hunting BL-755 à fragmentation) accrochées à des pylônes externes ainsi que de bidons largables.

Les appareils belges ont été modernisés par SABCA en type 1B+, les modifications étant l'ajout d'un système de navigation inertielle à gyrolaser avec récepteur GPS, d'un afficheur tête haute (HUD, head up display) en poste avant, d'un autre en poste arrière, d'un enregistreur vidéo, les améliorations portant également sur quelques points mineurs. Les premiers modèles 1B+ furent livrés en 2000 avec une utilisation de ces machines prévue jusqu'en 2015.

La Luftwaffe commença à retirer du service ses AlphaJet A en 1992, en en conservant 45 pour l'entraînement initial de chasse. Environ 50 machines furent envoyées au Portugal en 1993, pour remplacer des Northrop T-38 Talon et Fiat G.91, quelques exemplaires étant conservés pour les pièces de rechange. Les autres appareils allemands furent progressivement retirés jusqu'à leur abandon complet en 1998. En 1999, 25 exemplaires furent vendus en Thaïlande en remplacement de North American OV-10 Bronco pour effectuer des missions de patrouille de frontière. Aussi quelques avions furent achetés par la British Defence Evaluation and Research Agency pour être employés comme appareils d'accompagnement ou comme bancs d'essai volant.

Les AlphaJet équipent, depuis 1981, en remplacement des Fouga Magister, la Patrouille de France. Ces avions choisis pour leur niveau de performance et leur sûreté n'ont subi aucune modification fondamentale. Seuls changements notables, la livrée bleu-blanc-rouge, le phare de nez, le viseur qui a été retiré et le conteneur fumigène fixé sous le ventre en remplacement du conteneur canon qui permet de laisser dans le ciel un sillage tricolore. Les photos montrent un vol en formation lors du Salon du Bourget (Paris Air Show 2013).


Tableau des versions :
Modèle Caractéristiques
AlphaJet A Version d'attaque utilisée à l'origine par les Allemands.
AlphaJet E Version entraînement utilisée à l'origine par les Français et les Belges.
AlphaJet 2 Développement du type AlphaJet E optimisé pour l'attaque au sol. Cette variante fut désigné à l'origine Alpha JetNGAE (Nouvelle Generation Appui/Ecole). Missiles Matra Magic 2 et moteurs plus puissants Larzac 04-C20.
AlphaJet MS1 Version de support rapproché assemblée en Egypte.
AlphaJet MS2 Version améliorée dotée d'une nouvelle avionique et de moteurs plus puissants. Missiles air-air Magic et verrière de cockpit type Lancier.
AlphaJet ATS Type (Advanced Training System) équipé de contrôles multi-fonction et d'écrans de visualisation pour l'entraînement des pilotes à l'usage des systèmes d'attaque et de navigation des chasseurs les plus modernes. Variante également désignée AlphaJet 3 ou Lancier. Non mis en production.

Source partielle : site web Wikipedia.

ALPHAJET            
Moteurs(s)/Engine(s)   2 réacteurs de 1300 kgp                            Turbomeca/Snecma/KHD Larzac 04                    
Envergure/Span 9,16 m     Longueur/Length 11,85 m    Hauteur/Height 4,19 m     Poids total/Weight 7.250 kg       
Vitesse/Speed 940 km/h à 11000 m   Plafond/Ceiling 14.000 m   Autonomie/Range 780 km    


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