Anzani-3 cylindres

Anzani 5 cylindres

Armstrong siddeley-Asx

Vue d'un moteur Anzani cinq cylindres (photo : Gallica - Les Aéroplanes de 1911 - Raymond de Gaston) Moteur Anzani cinq cylindres, face arrière, puissance 45 ch, refroidissement par air. On peut distinguer sur la vue, la chambre annulaire intégrée au carter, alimentée par le carburateur en position basse, et distribuant le mélange via des conduites tangentielles.

En 1910 et 1911, le moteur Anzani trois cylindres en Y fut dérivé en deux modèles, un cinq cylindres développant 45 ch, et un sept cylindres d'une puissance de 70 ch. Ces deux moteurs furent présentés dans une certaine indifférence lors des Exposition internationale de la Locomotion Aérienne (Salon de l'aéronautique) de Paris 1910 et 1911, l'offre à cette époque étant pléthorique, bien que de nombreux modèles présentés n'étaient que des prototypes sans avenir.

Le cinq cylindres bénéficiait des améliorations apportées aux modèles Anzani de l'époque, avec notamment une simplification des culasses qui ne comportaient plus de chapelles (tête de cylindre amovible tenue par des goujons, supportant les culbuteurs, les sièges de soupape et les soupapes), ce qui avait permis de gagner du poids et d'améliorer le refroidissement. L'admission avait aussi été simplifiée et optimisée, puisqu'elle était constituée d'une chambre annulaire intégrée dans le carter moteur, et reliée aux conduits d'admission en tête de cylindre, par de courts tuyaux en aluminium. La chambre était alimentée par un unique carburateur, via un court raccord.

Ce principe de distribution annulaire permettait une alimentation homogène des cylindres, également le mélange était réchauffé puisque la chambre était intégrée dans le carter, et l'arrivée d'air frais permettait un refroidissement du bloc et de l'huile qu'il contenait. Ce système compact, léger, et efficace augmentait l'accessibilité aux accessoires (magnéto, pompes), et permettait de largement diminuer la consommation de carburant. Le moteur cinq cylindres conservait les deux plateaux d'équilibrage servant de volants, comme sur le trois cylindres en éventail, et les bielles attaquaient toutes un unique maneton.

Pour ce qui concerne le six cylindres en étoile de 1910, il était constitué de deux groupes trois cylindres décalés de 120°, placés l'un derrière l'autre, et reliés chacun à un des deux manetons du vilebrequin, cette architecture donnant un bon équilibrage. L'alimentation était basée sur la chambre annulaire intégrée au bloc, et relié aux têtes de cylindres par de courts tuyaux. La puissance de ce modèle était de 60 ch, pour un poids total d'un peu plus de 80 kg.


- En complément, plan du cinq cylindres, et plan en coupe montrant l'embiellage sur un seul maneton.

Source partielle : Gallica, "Les Aéroplanes de 1911", 1913, Raymond de Gaston.

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