Antonov-An-9

Arado Ar 196

Arado-Ar 234

Vue d'un Ar 196A-3 (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson) Vue et plan d'un Ar 196A-3 du 2/Bordfliegergruppe 196, Italie du Sud, 1942.

Possédant un aspect général semblable à de nombreux biplans Arado des années de l'immédiat avant-guerre, le monoplan à aile basse Ar 196 fut mis en service dans le mois précédant le début de la Deuxième Guerre mondiale. Sa conception avait été commencée quelques années auparavant, et l'appareil était destiné au remplacement de l'obsolescent biplan catapultable Heinkel He 60, alors embarqué sur d'importants navires allemands. Durant l'année 1938, deux prototypes dotés de deux flotteurs Ar 196V1 et V2, et deux autres (V3 et V4), dont un équipé d'un unique flotteur central, volèrent. Vers la fin de l'année 1938, la production du Ar 196A-1 fut démarrée à Warnemünde, mer Baltique.

A l'exception du remplacement du moteur radial BMW 132Dc de 880 ch, qui avait été monté sur les quatre prototypes, par un plus puissant BMW 132K, le Ar 196A-1 ressemblait globalement au prototype V2, la plus petite dérive et la gouverne de direction à corne compensée du V1, ayant été abandonnées en faveur d'un plus typique empennage Arado. L'armement ce cet appareil était constitué d'une mitrailleuse défensive MG 17 de calibre 7,9 mm montée sur support orientable en partie arrière du poste de pilotage, et d'une arme identique tirant vers l'avant et installée en partie avant du fuselage. Le Ar 196A-1 fut construit en environ 35 exemplaires durant l'année 1939, et déployé principalement à bord de grands navires de guerre allemands, comme le Bismarck, le Gneisenau, le Graf Spee, le Lützow, le Scharnhorst, le Scheer, l'Admiral Hipper, et dans des établissements d'entraînement basés à terre.

En 1940, la version initiale commença à être rejointe par la variante principale de production, le Arado Ar 196A-3. Ce modèle avait été doté d'équipements internes améliorés, mais il était principalement notable par son meilleur armement (un canon MG FF de calibre 20 mm dans chaque aile, une mitrailleuse MG 17 de 7,9 mm en cockpit arrière, et une de même type en partie avant du fuselage, ainsi que deux bombes de 100 livres, 50 kg, accrochées sous les ailes). Lorsqu'il fut mis en service opérationnel, le Ar 196A-3 fut employé depuis des bases acquises récemment en France, et il fut fréquemment utilisé contre des patrouilles alliées d'attaque de sous-marins dans le golfe de Gascogne, jusqu'à l'arrivée du bimoteur anglais Beaufighter. Par la suite, ces hydravions furent employés eux-mêmes dans des missions d'attaque de sous-marins, de reconnaissance et d'escorte de convois, depuis des bases terrestres dans le théâtre d'opérations de la Méditerranée (notamment en Crète). La seule autre version opérationnelle connue fut le Ar 196A-5, qui différait simplement du A-3, par son équipement interne. Cette variante fut construite en environ 70 exemplaires par Fokker, aux Pays-Bas pendant la période 1943-1944.

La production effectuée par Arado, qui fut arrêtée en 1943, fut d'environ 400 appareils, la grande majorité étant des modèles A-3. Un lot complémentaire d'environ vingt machines A-3, fut fabriqué en 1942-1943, par l'usine de la S.N.C.A.O. (Société Nationale de Constructions Aéronautiques de l'Ouest), de Saint Nazaire, en France de Vichy. Les Ar 196 de la Luftwaffe furent utilisés dans des unités incluant les Seeaufklärungsgruppen 125 et 126 (SAGr., patrouille maritime), et le Bordfliegergruppe 196. Un petit nombre de Ar 196A-3 fut encore en service dans l'Adriatique pendant la guerre, avec les forces de Roumanie et de Bulgarie. Le Ar 196V3, doté d'un flotteur central et de deux stabilisateurs extérieurs, était prévu pour être le prototype du modèle Ar 196B de production, qui gardait la même configuration, mais ce modèle s'avéra inutile. La variante V4 fut employée pour des essais d'armements. Le Ar 196 était de construction entièrement métallique, avec les commandes entoilées. Plus rapide que les appareils de reconnaissance alliés équivalents, il était confortable avec son cockpit fermé, bien armé et d'une excellente maniabilité. Ses flotteurs étaient utilisés comme réservoirs de carburant, et contenaient également des équipements destinés au secours.

Aussi, un hydravion Arado Ar 196 apparaît dans l'album des Aventures de Tintin, "l'Etoîle Mystérieuse" (Hergé, 1942). Le héros emprunte un appareil de ce type catapulté depuis le navire Aurore, d'abord pour repérer l'aérolithe tombé dans l'océan Arctique, puis après un retour au bateau, pour se faire parachuter sur la nouvelle île, afin d'être le premier à y planter un drapeau. Quand l'aérolithe se met à vaciller, le jeune reporter est récupéré par l'hydravion, juste avant qu'il ne se soit englouti.


Plan d'un Ar 196A-3 (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson)


Vue d'un Ar 196A (photo : Jane's fighting aircraft of World War II) Vue d'un hydravion de reconnaissance biplace Arado Ar 196A (moteur radial BMW 132 de 900 ch).

Source partielle : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson.

Ar 196A-3           
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 960 ch                       BMW 132K                                          
Envergure/Span 12,40 m    Longueur/Length 11,00 m    Hauteur/Height 4,40 m     Poids total/Weight 3.730 kg       
Vitesse/Speed 310 km/h à 4000 m    Plafond/Ceiling 7.020 m    Autonomie/Range 1.070 km       


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