A.e.g.-G.iv

Clément Ader Avion III

Aermacchi-Al.60

Vue du monoplan Clément Ader Avion III (photo : JN Passieux - Musée des Arts et Métiers, juin 2014) Vue générale du monoplan Clément Ader Avion III. Entrée vers la Chapelle du musée des Arts et Métiers, juin 2014 (dans cette église de Saint Martin des Champs est présenté le pendule de Foucault utilisé lors de l'Exposition universelle de Paris en 1855).

L'Avion III (parfois nommé Aquilon ou Eole III) était un avion primitif construit entre 1892 et 1897 par Clément Ader et financé par le ministère de la Guerre français. Reprenant les caractéristiques générales de l'Eole (1890), cet appareil était équipé de deux moteurs à vapeur avec brûleur à alcool entraînant deux hélices contre rotatives. Contrairement à l'avion d'origine qui n'était équipé d'aucune gouverne, cette machine recevait une petite gouverne de direction.

Les premiers essais furent effectués en octobre 1897, au camp d'entraînement militaire de Satory, près de Versailles, avec des tests de roulage sur une piste circulaire. Le premier vol fut tenté quelques jours plus tard, mais la plupart des témoins ont reportés qu'il se solda presque immédiatement par un accident, l'avion n'ayant même pas quitté le sol. L'inventeur Clément Ader prétendra avoir effectué un vol sur une distance de 100 mètres avec plusieurs témoins pour le confirmer. Néanmoins, l'Armée française ne fut pas convaincue par la démonstration et coupa les crédits de financement du projet.

L'Avion III était dérivé de l'Eole (maître des vents dans la mythologie grecque) inspiré au niveau de la voilure par la morphologie des chauve-souris. Après avoir étudié minutieusement des roussettes des Indes, grandes chauve-souris dépassant 1,10 mètre d'envergure, Ader avait conçu des ailes articulées comprenant une armature en bois recouverte d'un tissu en soie élastique.

Malgré la réussite relative de ces appareils, on doit le terme avion, du latin "avis", oiseau, à Clément Ader qui baptisa ainsi l'Eole après avoir effectué, avec cette machine motorisée, un bond à quelques centimètres du sol sur quelques mètres de distance début octobre 1890 dans le parc du château de Gretz-Amainvilliers.

L'Avion III était équipé de deux hélices à quatre pales contre rotatives entraînées directement depuis l'un des deux moteurs par l'intermédiaire d'un arbre de transmission de 1,20 mètre de longueur supporté par deux paliers. Les hélices étaient légèrement entrecroisés et chacune était à pas variable. Le réglage automatique du pas se faisait en fonction du couple appliqué grâce à l'élasticité en torsion du longeron de pale. Les hélices n'étaient pas munies de moyeu, un ingénieux système d'attaches et de tirants assurant leur fixation sur l'arbre moteur. Les pales étaient conçues comme des plumes d'oiseau avec un longeron correspondant au canon de la plume, la surface active étant constituée de barbes ou nervures en papier entoilé renforcées par une arête en bambou. Toutes ces barbes étaient reliées entre elle et attachées au longeron.


- En complément, vues de la structure des ailes inspirées de celles des chauve-souris, vue de la partie arrière du fuselage avec les moteurs, le poste de pilotage et la gouverne de direction et vue de la partie avant avec les hélices dérivées des plumes d'oiseau. Vue côté droit et côté gauche des moteurs à vapeur à brûleurs à alcool et des pistons et des mécanismes d'entraînement des hélices.

Source partielle : site web Wikipedia.

ADER AVION III      
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à vapeur de 20 CV                        Ader                                              
Envergure/Span 16,00 m    Longueur/Length 5,45 m     Hauteur/Height            Poids total/Weight 455 kg         
Vitesse/Speed                      Plafond/Ceiling            Autonomie/Range           


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