Fairey-Barracuda

Fairey Battle

Fairey-Delta 2

Vue d'un Battle II (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson) Vue et plan d'un bombardier léger Battle II du Squadron No. 218, après la reformation de cette unité en Grande Bretagne en juin 1940.

Souvent, quand un type particulier d'avion était utilisé comme banc d'essai pour divers moteurs expérimentaux, un tel emploi était une indication que ses qualités générales étaient plutôt au-dessus de la moyenne. Ce fut le cas pour le Fairey Batttle, qui fut employé de cette façon, en plusieurs exemplaires, pour les essais en vol de moteurs variés dont la puissance allait jusqu'à 2.000 ch. C'était un considérable accroissement par rapport au moteur Rolls-Royce Merlin I de 1.030 ch qui équipait le prototype (K 4303), quand il effectua son premier vol en mars 1936. L'appareil avait été conçu par Marcel Lobelle pour répondre à la spécification P.27/32 pour un bombardier biplace de jour, destiné à remplacer les biplans Hawker Hart et Hind, et une commande initiale pour 155 machines, répondant à la spécification P.23/35 avait été passée, avant le premier vol du prototype.

Le premier Battle de production fut achevé en juin 1937, et le bombardier, maintenant un trois places (pilote, observateur/navigateur/bombardier, et opérateur radio/mitrailleur), fut un de ceux choisis par la Royal Air Force, pour être mis en fabrication en grand nombre, en priorité, dans le cadre du plan d'expansion de la R.A.F. La production fut assurée par Fairey (usine à Hayes, Middlesex, puis nouvel établissement à Heaton Chapel, Stockport, Greater Manchester), et aussi, suivant l'organisation "shadow factory" (usines britanniques de l'ombre, Plan de l'Ombre, conçu en 1935), par le fabricant d'automobiles Austin Motors (usine à Cofton Hackett, Longbridge, Birmingham, Worcestershire), et début septembre 1939, la R.A.F. avait bien plus d'un millier de Battle Mk. I-III en charge. Les bombardiers de production furent dotés successivement de moteurs Merlin Mk. I, II, III, ou V, la version du moteur donnant parfois, de manière non officielle, le type pour le modèle, et cette fameuse série de propulseurs fut mise en production en premier, pour équiper le Battle. Finalement, la fabrication fut arrêtée en 1941, elle atteignit environ 1.160 exemplaires pour Fairey, et Austin construisit environ 1.030 machines (en commençant par le L 4935). Un lot additionnel d'une petite vingtaine d'avions fut construit, avant la Deuxième Guerre mondiale, par Fairey en Belgique.

Les premières livraisons furent effectuées dans le Squadron No. 63 de la R.A.F., en mai 1937, et début septembre 1939, dix unités dotées de ce bombardier volaient en France dans le cadre de la Advanced Air Striking Force (A.A.S.F.). La Battle pouvait emporter une charge atteignant 1.000 livres (environ 450 kg), les bombes étant logées en interne dans quatre coffres contenus dans les ailes, mais elle pouvait être étendue à 1.500 livres (environ 680 kg), par emport de bombes supplémentaires accrochées sous les ailes. L'armement offensif était constitué d'une mitrailleuse Browning de calibre 7,7 mm logée dans l'aile droite, et l'armement défensif était formée d'une mitrailleuse orientable Vickers K de même calibre, montée dans le poste arrière. La construction était métallique avec un revêtement travaillant de même matériau.

De nombreuses actions courageuses furent effectuées par les équipages de ces machines, mais le bombardier était déjà dépassé au moment du début de la guerre (vitesse insuffisante et autonomie réduite), et il ne pouvait lutter contre les chasseurs de la Luftwaffe qui lui étaient opposés. En conséquence, les Battle furent rapidement retirés du service actif, et furent employés ultérieurement pour l'entraînement opérationnel des équipages (Battle Trainer, T et IT), et pour le remorquage de cibles (Battle Target-Tug, TT et TT Mk. I).

Ces avions furent fournis également, à partir du mois d'août 1939, à la Royal Canadian Air Force (R.C.A.F.). Ils furent utilisés (environ 740 exemplaires fournis), dans diverses taches et dans diverses configurations, entraînement des bombardiers dans le cadre du British Commonwealth Air Training Plan (BCATP), formation des équipages, et remorquage de cibles. Le Battle fut aussi employé par la Royal Australian Air Force (R.A.A.F.). Ces machines furent utilisées également pour divers entraînements, et le remorquage de cibles. Aussi cet avion fut employé par la South African Air Force (S.A.A.F.), qui les utilisa, jusqu'au début de l'année 1942, en Afrique de l'Ouest, et dans les déserts d'Egypte et de Libye. La Turquie acheta également, avant la Guerre, un lot de ces machines (environ trente exemplaires), pour utilisation dans ses forces aériennes. Le type fut finalement retiré du service de la R.A.F. en 1949.


Plans d'un Battle II (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson)

- En complément, vue d'un Battle Target-Tug (L 5598), le premier des environ 200 exemplaires construits par Austin, et vue d'un Battle Trainer (R 7365), doté de deux cockpits, et équipé d'une double commande.

Source partielle : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson.

BATTLE II           
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 1030 ch                      Rolls-Royce Merlin II                             
Envergure/Span 16,46 m    Longueur/Length 12,85 m    Hauteur/Height 4,72 m     Poids total/Weight 4.895 kg       
Vitesse/Speed 415 km/h à 4570 m    Plafond/Ceiling 7.620 m    Autonomie/Range 1.610 km       


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