Breguet-763 provence ('deux-ponts')

Breguet 890 Mercure

Breguet-Br-941

Vue d'un Breguet 890 (photo : Science et Vie Aviation 1952) Vue d'un appareil bimoteur de transport civil Breguet 890 Mercure. Immatriculation F-WFRF, cn 01.

Le Breguet 890 et le Breguet 891 furent, respectivement, les versions civile et militaire du même avion bimoteur de transport. Une troisième version convertible fret et passager, dotée de quatre moteurs en ligne Renault 12 S de 500 CV fut construite. Cet avion désigné Br.892 qui vola pour la première fois en mars 1949, fut ultérieurement converti en version bimoteur 890H (Hercules).

Le Breguet 890 fut conçu dans les années d'après la Deuxième Guerre mondiale pour remplacer des avions de transport comme le Douglas C-47 ou l'Amiot AAC-1 (Atelier Aéronautique de Cravant) Toucan. Les différentes versions étaient de structures proches, la cellule étant de type métallique avec une aile haute et un train tricycle rentrant. Le profil de voilure était dérivé de celui de modèles précédents (Br.500), cependant les dimensions et la technique de fabrication étaient différentes. Les ailes étaient équipés de dispositifs hypersustentateurs simplifiés et le bord d'attaque pouvait être équipé d'un système de dégivrage, soit thermique, soit pneumatique. Le Br.890 civil, ainsi que son équivalent militaire, avait un fuselage pouvant s'ouvrir en partie arrière afin de pouvoir charger, à l'aide d'une rampe, de l'équipement lourd ou des véhicules. Cet accès était complété, suivant les versions, par une large porte de soute placée côté droit et par des portes passagers côté gauche. La version militaire 891 Mars, aussi dotée d'un crochet de remorquage pour un planeur, pouvait emporter 20 parachutistes avec leur équipement. La version 892, en aménagement passagers avec sièges, pouvait emporter 40 personnes.

A l'origine, le Breguet 890 civil devait être doté de moteurs français ou construits en France, aussi le premier choix fut le 12 cylindres en V inversé Junkers 211, d'origine allemande assemblé par Arsenal. Finalement ce moteur qui avait équipé les Junkers Ju 87, Ju 88, Ju 252 ou le Heinkel He 111 pendant la Deuxième Guerre mondiale ne fut pas retenu. Le premier prototype fut équipé de moteurs radiaux Bristol Hercules 739 de 2.040 CV entraînant des hélices Rotol à quatre pales (le moteur Hercules devait être construit sous licence en France) et le prototype changea de nom pour devenir le Br.890H (H pour Hercules, l'ancienne désignation devant être Br.890J pour Jumo).

Le modèle civil Br.890H effectua son premier vol début avril 1950. La version militaire, Br.891R Mars (immatriculation F-WFRB), était équipée de moteurs radiaux SNECNA (Gnome-Rhône) 14R-200 qui devaient atteindre une puissance de 1.600 CV. Le premier exemplaire de ce type vola pour la première fois en novembre 1949. Une troisième version, transport de fret ou de passagers, fut étudiée en parallèle. Ce modèle, désigné Br.892S, était un quadrimoteur équipé de moteurs en ligne Renault 12 S de 500 CV. Cette variante fut par la suite, convertie en deuxième exemplaire de Br.890H (immatriculation conservée F-WFDO). D'autres variantes furent proposées, mais non construites, Br.893 (moteurs Hercules ou Armstrong Siddeley Mamba), Br.894 à moteurs Pratt & Whitney R-2800 ou encore, en 1953, une version de plus grande taille désignée Br.895.

Finalement ces appareils ne furent pas construits en série. L'armée française préféra le Nord 2501 Noratlas au Mars. La version civile ne fut également pas retenue, car les opérateurs commerciaux pouvaient trouver facilement de nombreux appareils de transport de type DC-3 dans les surplus de l'après-guerre.

Il est possible que les deux prototypes du Br.890H aient été employés pour transporter des produits et du matériel vers les centres d'essais du Sahara, notamment à Colomb-Béchar et à Reggane, probablement pour le compte du Centre d'Essais en Vol de Brétigny. Le premier essai nucléaire français (politique de dissuasion nucléaire initiée par les dirigeants précédents puis officialisée par le général de Gaulle) fut effectué en février 1960 (bombe A de 70 kt, opération Gerboise bleue) dans le département français du Sahara, région de Reggane.


Source partielle : site web Wikipedia

Br-892S             
Moteurs(s)/Engine(s)   4 moteurs à pistons de 500 CV                      Renault 12 S                                      
Envergure/Span 30,60 m    Longueur/Length 21,60 m    Hauteur/Height 7,20 m     Poids total/Weight 16.000 kg      
Vitesse/Speed 350 km/h à 2500 m    Plafond/Ceiling            Autonomie/Range 1.000 km  


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