Breguet-G.iie

Breguet H-U2

Breguet-U2

Vue d'un Breguet H-U3 (photo : René Moineau, aviateur et inventeur - Jean-Louis Moineau) Vue de l'hydravion biplan Breguet H-U3 piloté par René Moineau lors des épreuves de Monaco du 4 au 15 avril 1913. Flotteur central Tellier, radiateurs sur les côtés de la cellule en avant de l'aile.

Le Breguet H-U2 (H pour Hydro) était un hydravion dérivé du biplan U-2 présenté en diverses versions à partir de 1911. Proposé par le constructeur afin de répondre à des essais militaires, ce grand biplan doté initialement d'un moteur rotatif Gnome de 130 CV était capable d'emporter trois personnes. Cette machine de structure métallique au niveau du fuselage, était dotée d'un train principal à quatre roues comprenant deux roues arrière montées sur le même axe et deux roues avant jumelées, l'ensemble formant un triangle complété d'un patin à l'extrémité avant. Le plan arrière était en forme de croix. Sur les premières versions, le contrôle latéral était obtenu par gauchissement des ailes, contrôle obtenu par action d'ailerons par la suite. De nombreux moteurs furent montés sur ces machines, Gnome rotatif, Anzani, Renault de 55 ou 60 CV, Canton-Unné de 120 CV. Les hélices pouvaient être bipale ou quadripale.

En avril 1913, à Monaco, René Moineau sur un biplan type H-U3 à flotteur central Tellier et moteur de 200 CV entraînant une hélice bipale Chauvière remporta, malgré un parcours incomplet, la course Monaco à Monaco par Beaulieu et San-Remo (vitesse moyenne 175 km/h) devant Henri Brégi sur un biplan type H-U2 à double flotteurs et moteur M7 de 115 CV. Ces deux pilotes parvinrent à faire voler leur machines dans des conditions difficiles (fort vent, creux atteignant trois mètres) et démontrèrent la solidité des avions Breguet et des moteurs Salmson Canton-Unné.

A Deauville, en août 1913, trois machines furent engagées, deux H-U3 à moteur Salmson de 200 CV, pour Moineau et Brégi et un H-U2 à moteur Salmson de 115 CV pour de Montalent. Ce dernier pilote se tua malheureusement, avec son mécanicien Métivier, vers Rouen lors de l'épreuve préliminaire, mais les autres pilotes brillèrent lors des épreuves suivantes, René Moineau remportant l'épreuve de vitesse sur 100 miles dans des conditions météorologiques et de mer peu favorables.

Le concours de Deauville permit à la Marine nationale de sélectionner des hydravions de haute mer et des hydravions embarqués. A la suite de la compétition, elle acheta les deux Breguet H-U3 qui furent affectés à la base aéronavale de Saint-Raphaël. En juin 1914, à Toulon, René Moineau fut victime d'un incendie sur son appareil lors d'une sortie pour saluer le ministre de la Marine alors en visite. L'avion fut détruit, mais le pilote ne fut pas blessé.


- En complément, vue de l'hydravion biplan Breguet H-U2 (revue La vie au Grand Air, 15 avril 1913) de Henri Brégi à Monaco en avril 1913. Les différences avec le H-U3 portaient sur le moteur et sur les flotteurs double de ce modèle. Sur l'illustration, Henri Brégi est à droite et René Moineau à gauche.

Source partielle : site web Wikipedia.

BREGUET H-U2        
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 115 CV                       Salmson Canton-Unné M7                            
Envergure/Span 15,75 m    Longueur/Length 11,50 m    Hauteur/Height            Poids total/Weight 1.350 kg       
Vitesse/Speed 110 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range           


BREGUET H-U3        
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 200 CV                       Salmson Canton-Unné                               
Envergure/Span 15,75 m    Longueur/Length 11,50 m    Hauteur/Height            Poids total/Weight 1.450 kg       
Vitesse/Speed 140 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range           


Retour à la page d'accueil Retour page d'accueil/return to the home page Retour à la page aviation Retour partie aviation/return to the airplane part IndexTable des matièresAvions Coupe SchneiderAvions Coupe Schneider