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CAMS 56

Cams-58

Vue du sauvetage du CAMS 56 piloté par Jean Mermoz (photo : L'Aéropostale - Benoît Heimermann/Olivier Margot - Icare Musée Air France) 21 février 1932 : Jean Mermoz et son radio Lucien Régnier furent obligés d'amerrir lors d'une traversée Oran-Marseille à bord du CAMS 56 F-ALCG de la Compagnie Générale Aéropostale. Après plusieurs heures d'attente, l'équipage fut sauvé par le paquebot Timgad. L'hydravion et le courrier furent néanmoins perdus.

La société CAMS, Chantiers Aéromaritimes de la Seine, fut fondée en novembre 1920 par Lawrence Santoni à Saint-Ouen, environs de Paris. Les autres usines se situaient à Sartrouville, région de Paris, et à Antibes, côte d'Azur. Le CAMS 56 était une variante du CAMS 53 équipée de moteurs différents (radiaux Gnome-Rhône 9 Akn de 480 ch). Dans le domaine du transport postal, le CAMS 53 fut l'un des meilleurs éléments français. Cet hydravion biplan bimoteur dérivant d'un avion militaire (CAMS 51), fut mis en service sur la Méditerranée, à partir de 1928, dans sa version initiale. La variante la plus répandue fut le 53-1 de 1929, dont on avait renforcé la puissance. La compagnie Air France prit en charge en 1933, une vingtaine de CAMS 53, puis les utilisa pendant deux ans. L'un d'eux, immatriculé F-AIZX, resta en service jusqu'en 1938.

Le CAMS 56 fut suivi du CAMS 58, dont le premier vol fut effectué en 1933. Cet hydravion biplan était doté d'une coque métallique, et son plan de voilure avait été revu. Le premier vol de Marseille à Alger, avec cet appareil adapté au transport de passagers, fut effectué fin juillet 1933 (durée du voyage, environ cinq heures). Cet hydravion plus grand (envergure portée à 24 mètres, longueur de 14,87 m, hauteur de 6,30 m), et plus lourd (8.450 kg) que son prédécesseur, était équipé de deux moteurs Hispano-Suiza de 650 ch montés en tandem.


Tableau des versions :
Modèle Caractéristiques
CAMS 53 Hydravion de transport, biplan à coque, moteurs en tandem, construction bois. Une quinzaine d'exemplaires construits, dont neuf pour l'Aéropostale qui les exploitera en Méditerranée.
CAMS 53-1 Hydravion de transport, version remotorisée (Hispano-Suiza 12 Lbrx de 580 ch), et à coque renforcée du CAMS 53. Environ dix exemplaires construits, plus sept machines converties depuis le modèle initial 53.
CAMS 53-2 Hydravion de transport, coque modifiée, six exemplaires construits, un converti depuis un modèle précédent.
CAMS 56 Hydravion de transport, version remotorisée du CAMS 53. Moteurs Gnome-Rhône 9 Akn à réducteur de 480 ch. Poids total emporté 6.490 kg, même vitesse et rayon d'action que le modèle 53. Trois ou quatre exemplaires construits pour l'Aéropostale qui les utilisa en Méditerranée. Immatriculations F-ALCG, F-ALCH (53-1), F-AIOX, et F-AIOY.
CAMS 57 Hydravion de transport datant de 1929, construit en un seul exemplaire. Avion proposé à la compagnie Air Union, et doté de moteurs Renault 12 Jb de 480 ch.

- En complément, timbre montrant le CAMS 53 de la compagnie Air Orient baptisé Syrie (immatriculation F-AIZA, cn 11). Cet hydravion arborait l'hippocampe ailé, insigne qui fut conservé par la suite sur les avions de la compagnie Air France. Les CAMS 53 furent exploités par les compagnies Aéropostale, Air Orient, et Air Union. Timbre France, poste aérienne, 1985.

Histoire de l'AéropostaleAvions de l'Aéropostale (1919-1938)

CAMS 56             
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 480 ch                      Gnome-Rhône 9 Akx                                 
Envergure/Span 20,40 m    Longueur/Length 14,82 m    Hauteur/Height            Poids total/Weight 6.500 kg       
Vitesse/Speed 170 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range 1.000 km       


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