Cams-56

CAMS 58

Canadair-C-4 argonaut

Vue frontale d'un hydravion CAMS 58 (photo : Echo d'Alger, juillet 1933) Vue frontale d'un hydravion biplan de transport CAMS 58 (modèle 58/3, immatriculation F-ALCJ). Premier vol de l'appareil effectué pour le compte de l'Aéropostale, au-dessus de la Méditerranée, arrivée à Alger. Equipage, pilote réceptionnaire Givon, radio Le Duigou, et mécanicien Deloustal. Journal l'Echo d'Alger, dimanche 23 juillet 1933.

Le CAMS (Chantiers Aéromaritimes de la Seine) 58, dont le premier vol fut effectué en 1933, était une évolution du CAMS 56. Cet hydravion biplan était doté d'une coque métallique, à la place de la coque en bois de l'avion antérieur, et son plan de voilure avait été revu. Le premier vol de Marseille à Alger, avec cet appareil adapté au transport de passagers et de fret, fut effectué fin juillet 1933 (durée du voyage, environ cinq heures).

Cet hydravion plus grand (envergure portée à 24 mètres, longueur de 14,87 m, hauteur de 6,30 m), et plus lourd (8.450 kg) que son prédécesseur, était équipé de deux moteurs Hispano-Suiza de 650 ch montés en tandem et refroidis par liquide, les deux radiateurs étant placés à l'avant. La coque comprenait, en partie antérieure, le poste de pilotage doté d'une double commande, et prévu pour deux personnes placées côte à côte, ainsi qu'un opérateur radio. La cabine spécialement agencée pouvait recevoir six passagers assis dans des fauteuils en osier très confortables, disposés en deux rangées de trois, face à la marche. Cette cabine était éclairée par douze petits hublots et un plafonnier électrique. La soute à bagages, pouvant recevoir du fret ou du courrier était placée plus vers l'arrière, la charge totale de l'appareil étant d'environ 520 kg..

Le CAMS 58 était de dimensions générales plus grandes par rapport au modèle 56 précédent, la puissance des moteurs avait également été augmentée, et son poids était plus important d'une tonne et demi. L'augmentation des dimensions et de la puissance avait permis de construire un avion plus solide, et la coque, plus large d'environ soixante centimètres, était plus spacieuse. Les réservoirs de carburant avaient une capacité de 2.500 litres, ce qui donnait un rayon d'action de 1.300 km, ou huit heures, la vitesse de croisière était de 160 km/h, ce qui permettait d'effectuer la traversée Alger-Marseille en cinq heures.

La compagnie Aéropostale avait passé commande pour trois exemplaires, et une possibilité pour la compagnie aurait été la création de lignes supplémentaires de transport de passagers, assurées par ces hydravions, sur Alger-Marseille et Tunis-Bône-Alger-Oran-Casablanca, en complément des deux liaisons déjà existantes Toulouse-Casablanca et Marseille-Tunis. Malheureusement, le développement de l'appareil fut long (première présentation du 58/2 en 1931), et après la création de la nouvelle compagnie Air France, en octobre 1933, cette dernière ne manifesta que peu d'intérêt pour l'hydravion. Plusieurs variantes furent proposées, avec des coques soit métalliques, soit en bois, et diverses configurations de moteurs, deux Hispano-Suiza 12 Fa en tandem (prototype 58/0), quatre Lorraine-Dietrich 9Na Algol (58/2), ou encore deux Hispano-Suiza 12 Nbr en tandem (58/3). Finalement, le modèle fut construit en moins de cinq exemplaires, et Air France mit en service deux machines, avant de les retirer rapidement du service, à cause d'une mauvaise rentabilité.


Histoire de l'AéropostaleAvions de l'Aéropostale (1919-1938)

CAMS 58/3           
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 650 ch                      Hispano-Suiza 12 Nbr                              
Envergure/Span 24,30 m    Longueur/Length 14,87 m    Hauteur/Height 6,30 m     Poids total/Weight 8.450 kg       
Vitesse/Speed 200 km/h             Plafond/Ceiling 4.500 m    Autonomie/Range 1.300 km       


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