Caudron-G.4

Caudron R.11

Caudron-R.4

Vue d'un biplan Caudron R.11 (origine : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson) Vue et plans d'un biplan Caudron R.11 Bn.3 de l'escadrille R.239. Aviation militaire française, mars 1918.

Pour remplacer le Caudron R.4 dans son rôle de bombardier, René Caudron fit évoluer le modèle d'origine largement sous-motorisé vers le R.11. Cette variante était plus petite et plus légère que l'appareil initial, ses ailes d'envergure plus faible étaient munies de deux paires de mâts d'entre plans de chaque côté et ses moteurs étaient plus puissants. Egalement, les plans de queue, gouverne de profondeur et dérive étaient d'une surface supérieure. Au début, des propulseurs Hispano-Suiza de 180 CV furent montés, mais des Hispano de 220 CV furent installés dès qu'ils devinrent disponibles.

Le Caudron R.11 fut construit à l'origine pour servir dans la catégorie Bn.3, bombardier de nuit à trois places, cette machine pouvant emporter pour des missions de ce genre, jusqu'à 120 kg (265 livres) de bombes. Les R.11 de bombardement de nuit furent mis en service actif au début du printemps 1918, mais malgré des performances nettement supérieures à celles du R.4, la conception datait de presque trois années, et la charge de bombes effective de ce biplan restait modeste pour les standards de 1918.

Le R.11 trouva sa vraie place en juillet 1918, quand classifié comme R.11 A.3, il fut assigné à l'escorte des escadrilles de bombardiers Breguet 14. Il est possible que ce soit à ce stade qu'une cinquième mitrailleuse défensive ait été ajoutée. L'armement de défense standard comprenant deux mitrailleuses Lewis montées dans chacun des cockpit avant et arrière. L'arme supplémentaire fut installée en dessous du poste du mitrailleur avant et orientée vers le bas et vers l'arrière, de manière à protéger l'avion des attaques menées depuis une position plus basse. Huit escadrilles de l'Aviation militaire française furent équipées avec des R.11 A.3, et durant des quatre derniers mois de la Première Guerre mondiale, ces avions d'escorte lourdement armés, assistèrent les escadrilles de bombardement françaises dans leurs missions contre des cibles ennemies.

Une variante qui fut souvent confondue avec le R.4 et le R.11 fut le Caudron C.23 Bn.2, une version bombardier de nuit à deux places de plus grande taille, apparue en 1918, et dotées d'ailes avec quatre paires de mâts d'entre plans de chaque côté. Contemporain du Breguet 16 et du Farman F.50, cet avion était équipé de deux moteurs radiaux Salmson de 240 CV et se caractérisait par un fuselage plus anguleux terminé par une partie antérieure plus arrondie. Il semble que ce modèle n'ait pas été mis en production avant l'Armistice. Cependant ce grand biplan fut employé pour des vols civils après la guerre (C.23 d'une capacité de douze places et C.23bis d'une capacité de quinze places). Le pilote Jules Védrines et le mécanicien Marcel Guillain furent tués en avril 1919, lors d'un accident, à bord d'un Caudron C.23, alors qu'ils effectuaient un vol de reconnaissance sur le trajet Paris-Rome.
Plan d'un biplan Caudron R.11 (origine : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson)


Vue d'un biplan Caudron C.23 (photo : Jane's fighting aircraft of World War I John W.R.Taylor) Vue d'un bombardier de nuit expérimental C.23 (C.23 Bn.2). Cet avion biplace apparu en 1918 était dérivé du R.11.


Source partielle : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson.

CAUDRON R.11        
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 220 CV                      Hispano-Suiza 8B                                  
Envergure/Span 17,90 m    Longueur/Length 11,25 m    Hauteur/Height 3,00 m     Poids total/Weight 2.165 kg       
Vitesse/Speed 180 km/h à 2000 m    Plafond/Ceiling 5.950 m    Autonomie/Range 3 heures  


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