Deperdussin-Coupe schneider

Dewoitine D.333

Dewoitine-D.338

Vue du D.333 Antarès (photo : Histoire de l'aviation René Chambe - Safara) Vue du trimoteur Dewoitine 333 F-AKHA Antarès de la compagnie Air France.

En 1935, Air France passa commande à la Société aéronautique française de Toulouse de trois trimoteurs Dewoitine 333 directement dérivés du modèle 332 Emeraude. Ils devaient épauler les Wibault en service sur la ligne Casablanca-Dakar. Plus tard, ils assurèrent aussi le service direct Toulouse-Casablanca ("La Flèche d'Argent").

Le prototype F-AKHA puis F-ANQA, baptisé Antarès, fit son premier vol en janvier 1935. Après les vols d'épreuve sur Toulouse-Dakar, il fut mis en service en juillet 1936. Pris dans un violent orage, l'appareil fut perdu lors d'un vol retour au large du Maroc fin octobre 1937. Les deux autres appareils de série baptisés Cassiopée (F-ANQB) et Altaïr (F-ANQC), volèrent sur Toulouse-Dakar en alternance avec l'Antarès. Après une traversée Dakar-Natal en décembre 1937, le Cassiopée fut basé à Rio de Janeiro. L'Altaïr fut de même basé à Buenos Aires en mars 1938. Ils furent plus tard vendus à la force aérienne argentine.

Le Dewoitine 333 dont le projet datait de 1934, possédait une structure métallique, les différences avec l'Emeraude portaient sur une voilure plus rigide, une dérive de taille plus importante et des volets plus efficaces. La cabine qui pouvait contenir huit passagers était bien isolée, bien ventilée et correctement insonorisée. La livrée était uniformément gris métallique, avec juste l'hippocampe d'Air France peint en noir sur fond orange à l'avant de l'appareil. Un développement de cet appareil fut le Dewoitine 338.



Le Dewoitine 332 (F-AMMY) Emeraude, fut commandé par Air France pour assurer une liaison rapide Le Bourget-Saïgon. Un voyage d'étude fut entrepris le 21 décembre 1933, le trajet fut effectué en 48 heures et 30 minutes. Le pilote était André Launay, le mécanicien Camille Crampel et Maurice Noguès, alors directeur général adjoint d'Air France, était à bord. L'appareil fut accidenté lors du retour mi-janvier 1934 : pris dans le mauvais temps, il fut victime de givrage dans la dernière partie du parcours entre Lyon et Paris (vers Corbigny, monts du Morvan). Tous les passagers, dont Maurice Noguès furent tués dans cet accident.

Histoire de l'AéropostaleAvions de l'Aéropostale (1919-1938)

D.333               
Moteurs(s)/Engine(s)   3 moteurs à pistons de 575 CV                      Hispano-Suiza 9V-10                               
Envergure/Span 28,79 m    Longueur/Length 19,20 m    Hauteur/Height 5,84 m     Poids total/Weight 11.000 kg      
Vitesse/Speed 300 km/h             Plafond/Ceiling 6.500 m    Autonomie/Range 2.035 km  


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