Douglas-O-2

Douglas SBD Dauntless

Douglas-Tbd devastator

Vue d'un SBD-6 Dauntless (photo : Jane's fighting aircraft of World War II) Vue d'un bombardier en piqué embarqué SBD-6 (Scout Bomber Douglas et également "Slow But Deadly") Dauntless (moteur Wright R-1830-66 Twin Wasp).

Les origines du Dauntless remontaient à l'année 1934, quand une équipe de chez Northrop dirigée par Edward Henry Heinemann prit comme base, pour un nouveau bombardier en piqué destiné à l'U.S. Navy, le monoplan militaire de la compagnie désigné A-17A (lui-même étant une évolution du Northrop Gamma). Le prototype, désigné XBT-1, vola pour la première fois en juillet 1935, et en février 1936, un ordre d'achat pour environ quarante BT-1, un monoplan biplace doté d'un moteur Pratt & Whitney R-1535-94 Twin Wasp Junior de 825 ch, fut passé. Le dernier exemplaire de ce lot fut fabriqué avec un moteur Wright Cyclone R-1820-32 de 1.000 ch, et fut désigné XBT-2. Par la suite, des modifications portant sur le train d'atterrissage et le dessin de la dérive de queue furent apportées, et cet appareil fut désigné XSBD-1, quand la compagnie Northrop fut absorbée par Douglas, fin août 1937. Ce fut à peu près à ce moment, que les volets et les aérofreins perforés, un élément distinctif du Dauntless, furent adoptés. Environ soixante SBD-1 destinés au Marine Corps furent livrés à partir du milieu de l'année 1940.

Dans le même temps, l'U.S. Navy passa commande d'environ 90 SBD-2, ces avions ayant une capacité en carburant supérieure, et étant dotés d'un blindage de protection et d'un autopilote. Ces versions étaient toutes armées de deux mitrailleuses fixes Browning M2 de calibre 7,62 mm montées sur le capot du moteur, et d'une mitrailleuse défensive orientable Browning de calibre 7,62 mm installée dans le poste arrière. La charge maximale de bombes était de 1.200 livres (544 kg), la plus grosse arme pouvant être emportée étant une bombe de 1.000 livres (454 kg) accrochée sous le fuselage. Les livraisons du SBD-2 furent faites à partir de novembre 1940, puis une commande pour environ 170 SBD-3 (moteur R-1820-52, et mitrailleuses de capot de calibre 12,7 mm), fut passée en mars 1941. Ces deux modèles étaient les bombardiers en piqué embarqués standard de l'U.S. Navy au moment de l'attaque sur Pearl Harbour, début décembre 1941. Ensuite, la Navy reçut 410 SBD-3 supplémentaires.

En mai 1942, les pilotes des SBD des porte-avions U.S.S. Lexington et U.S.S. Yorktown, furent crédités de quarante sur les environ 90 avions ennemis abattus lors de la bataille de Coral Sea (mer de Corail). Un mois plus tard, à Midway, les bombardiers du U.S.S. Enterprise, du U.S.S. Hornet, et du U.S.S. Yorktown coulèrent les porte-avions japonais Akagi, Kaga, et Sōryū et mirent hors de combat le Hiryū. Le taux de perte de l'appareil fut le plus bas parmi tous les avions embarqués de la Navy, grâce en particulier, à une exceptionnelle capacité à subir des dommages au combat, et le Dauntless fit plus que n'importe quel avion, à cette période, pour orienter le cours de la guerre dans le Pacifique. Plus tard, les Dauntless continuèrent à être utilisés depuis des porte-avions d'escorte, pour des missions de lutte anti sous-marine et de support rapproché, avec des charges de profondeur ou des roquettes.

En octobre 1942, les premières livraisons correspondant à une commande d'environ 780 SBD-4 (radar, équipement de radio-navigation, système électrique 24 volts, nouvelles hélice et pompes de carburant), furent effectuées. Ces avions furent suivis du modèle majeur de production, le SBD-5, doté d'un moteur plus puissant. Les livraisons atteignirent environ 2.960 exemplaires pour l'U.S. Navy, auquel il faut ajouter soixante SBD-5A, objets d'un contrat de l'Army, mais finalement livrés au Marine Corps. Un SBD-5 équipé d'un moteur Wright R-1820-66 de 1.350 ch servit de prototype au SBD-6 qui fut livré en 450 exemplaires, et fut le dernier Dauntless produit en juillet 1944.

La fabrication totale fut d'environ 5.930 machines, en incluant environ 170 A-24 Banshee, et 615 A-24B destinés à l'U.S. Army Air Forces, et livrés à partir de juin 1941. Ils correspondaient respectivement, aux SBD-3/-3A, et SBD-4/-5, mais avaient une nouvelle roulette de queue, des équipements intérieurs modifiés, et étaient démunis d'une perche d'appontage. Ces appareils n'obtinrent que peu de succès au combat, et furent employés principalement pour des missions de communication ou d'entraînement.

Une petite dizaine de SBD-5 furent fournis à la Fleet Air Arm, mais ils ne furent pas utilisés de manière opérationnelle. La R.N.Z.A.F. (Royal New Zealand Air Force) reçut environ vingt SBD-3, un peu moins de quarante SBD-4, et environ vingt SBD-5. Un peu plus de trente SBD-5 furent livrés à la marine française, et entre quarante et cinquante A-24B furent fournis à l'armée de l'air de ce même pays. Cependant, ces derniers, comme leurs équivalents américains, ne furent utilisés principalement que pour des missions de seconde ligne.

Vue d'un SBD-5 Dauntless (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson) Vue et plans d'un SBD-5 Dauntless du Squadron VB-5, U.S.S. Yorktown, août-septembre 1943.


Plans d'un SBD-5 Dauntless (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson)

Source partielle : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson.

SBD-5               
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 1200 ch                      Wright R-1820-60                                  
Envergure/Span 12,65 m    Longueur/Length 10,06 m    Hauteur/Height 3,94 m     Poids total/Weight 4.855 kg       
Vitesse/Speed 410 km/h à 4200 m    Plafond/Ceiling 7.400 m    Autonomie/Range 1.795 km       


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