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De Havilland D.H.10

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Vue d'un bombardier biplan D.H.10 (photo : Aircraft of the Royal Air Force 1918-57 - Owen Thetford) Vue d'un bombardier biplan de Havilland D.H.10 Amiens. Squadron No. 216 de la R.A.F.

Bien que le nom Amiens soit apparu sur des documents officiels de la période en rapport avec le D.H.10, les comptes-rendus ne mentionnèrent généralement pas de nom pour ce type et ce biplan fut habituellement référencé sous la désignation du constructeur. Le D.H.10 faisait partie, avec le Vickers Vimy et le Handley Page V/1500, des nouveaux et prometteurs bombardiers de la R.A.F. qui n'avaient pas pu être vus en action pendant la Première Guerre mondiale. En octobre 1918, la R.A.F. en possédait seulement huit exemplaires, mais si le conflit avait duré plus longtemps, ce bombardier aurait pu devenir une arme plus efficace dans les opérations de bombardement de l'Allemagne menées par l'Independent Force (Independent Air Force, IAF, force de bombardement stratégique formée en juin 1918, dans le seul but d'attaquer l'Allemagne).

Le D.H.10 initial (Mk. I), qui vola pour la première fois début mars 1918, ressemblait au plus ancien D.H.3, en ayant des moteurs B.H.P Puma de 240 CV montés avec des hélices propulsives. Sur le second prototype, C8659 (Mk. II), qui vola en avril 1918, des moteurs Rolls-Royce Eagle de 360 CV furent montés de manière tractrice plus conventionnelle. Les essais montrèrent que le biplan était plus rapide que le D.H.9A, tout en emportant une charge de bombes doublée. Le ministère de l'Air (Air Ministry) passa commande de 1.295 machines (en commençant par le E 5437), mais à la fin de la guerre, tous ces avions n'étaient pas construits. Les biplans de production (Mk. III) furent dotés de moteurs Liberty 12, et les derniers appareils fabriqués qui avaient les moteurs montés directement sur les ailes basses, furent désignés D.H.10A.

Le carrière du grand bombardier dans la R.A.F., dans les années d'après-guerre, fut relativement brève, les derniers exemplaires employés par le Squadron No. 216 en Egypte étant remplacés par des Vimy en 1923. Le service le plus connu assuré par ces machines, fut une liaison de transport de courrier assurée, en 1919, par des avions du Squadron No. 120, entre Hawkinge (Kent, Angleterre) et Cologne pour le compte de l'armée britannique sur le Rhin. Au mois de mai 1919, un D.H.10 de ce groupe assura, pour la première fois, un transport de courrier de nuit.

Une autre route explorée par ces avions fut la liaison Le Caire-Bagdad, trajet au-dessus du désert démarré fin juin 1921. Comme guide de navigation, les avions suivaient des pistes dans la sable (le D.H.10 en illustration appartenait au Squadron No. 216 qui opéra sur cette liaison). Ces appareils furent aussi employés en Inde et effectuèrent des missions de bombardement dans le cadre de la troisième guerre anglo-afghane (conflit entre le Royaume-Uni et l'Afghanistan qui dura de début mai 1919 jusqu'à début août 1919).

Le D.H.10 était un biplan de structure bois avec un revêtement en contre-plaqué. Son équipage comprenait trois membres, son armement était constitué d'une ou de deux mitrailleuses Lewis de calibre 7,7 mm montées en poste avant ou dans le poste central et la charge de bombes emportée en soute interne atteignait 900 livres (environ 420 kg).


Source partielle : Aircraft of the Royal Air Force 1918-57 - Owen Thetford.

D.H.10              
Moteurs(s)/Engine(s)   2 moteurs à pistons de 400 CV                      Liberty 12A                                       
Envergure/Span 19,97 m    Longueur/Length 12,08 m    Hauteur/Height 4,42 m     Poids total/Weight 3.860 kg       
Vitesse/Speed 210 km/h à 0 m       Plafond/Ceiling 6.100 m    Autonomie/Range 6 heures  


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