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Emouchet Escopette

Etrich-A-ii taube

Vue du planeur Emouchet Escopette (photo : JN Passieux, Musée SNECMA, décembre 2014) Vue du planeur expérimental motorisé Emouchet SA 104 Escopette (1946). Musée SNECMA, Melun-Villaroche, décembre 2014.

L'émouchet est un nom qui correspond à une espèce de petit épervier (autour), famille des Accipitridés, tribu des Falconidés. Il regroupe plusieurs espèces (émouchet, émouchet gris, émouchet des pigeons), la dénomination étant également donnée en raison des mouchetures du plumage de cet oiseau.

L'Emouchet fut aussi un planeur développé dans un centre de vol à vol de l'est de la France, par Albert Mangeot, vers 1939 à partir des restes (ailes, empennage) d'un planeur polonais Le Salamandra, avion ayant un fuselage de type Avia XV et une aile évoluée lui donnant de bonnes qualités pour l'entraînement au vol de pente ou en thermique. Le planeur d'origine ayant été détruit lors d'un accident, le club demanda les plans d'un planeur allemand de type Grünau Baby, mais ceux-ci furent refusés.

Albert Mangeot dessina un nouveau fuselage pour construire le planeur Emouchet qui vola, en deux exemplaires, avant la Deuxième Guerre mondiale. Ce planeur avait alors des qualités de vol bien supérieures à celle de l'appareil Grünau Baby qui fut largement produit à partir de 1931. Après la guerre, le dossier fut repris par Raymond Jarlaud et le planeur fut baptisé Sports Aériens 103 (SA 103), le nom Emouchet étant conservé en hommage à son concepteur. Cette machine était, en son temps, le plus léger au m2 des planeurs français (18 kg/m2), il était d'un pilotage facile, d'une structure solide et était doté de bonnes performances, en particulier dans les courants ascendants thermiques. Son fuselage de section hexagonale à aile haute (parasol) et cockpit monoplace ouvert était fait en bois avec un revêtement en contre-plaqué, certaines parties comme les gouvernes de queue étant entoilées.

Ce planeur d'entraînement fut construit, entre 1946 et 1948, à environ 160 exemplaires, par Roche-Aviation (Guerchais-Roche) à la Courneuve. La version dérivée SA 104 fut améliorée par G. Abrial, les modifications portant sur le profil d'aile, les ailerons à fente et l'adoption d'une roue fixe à la place du patin ventral. Ce nouveau type qui vola pour la première fois en 1950 fut fabriqué par plusieurs constructeurs, dont les Etablissements Victor Minié. Cependant, cette série de planeurs fut interdite de vol en 1965, après plusieurs incidents, la cause étant une certaine fragilité due à un problème de résistance des collages.

Un planeur Emouchet SA 104 (n° 203, immatriculation F-WGGG) fut modifié par la Semivia sous la direction de Raymond Jarlaud, pour être utilisé comme banc d'essai volant des pulsoréacteurs Escopette 3340 (poussée totale 30 kgp). Le montage de ces moteurs qui autorisaient un décollage autonome nécessita quelques modifications. Les propulseurs furent montés suspendus à un bras avant et deux supports arrière attachés aux longerons d'aile. Chaque aile était protégée du fort rayonnement thermique par un revêtement en aluminium poli. Pour un bon fonctionnement, les pulsoréacteurs devaient être libre de tout capotage et leur montage (bras postérieurs articulés) devait tenir compte de leur forte dilatation lors du fonctionnement (environ 18 mm). L'alimentation en essence était assurée par un réservoir d'une capacité de vingt litres, placé derrière le pilote et mis en pression par une bouteille d'azote de un litre fixée en partie haute, également derrière le pilote. L'installation était complétée par un dispositif de régulation et quelques appareils de contrôle.

Un premier vol remorqué eut lieu fin novembre 1950 sur le terrain de la SNECMA à Melun-Villaroche avec aux commandes le chef-pilote Léon Gouel. Le premier vol autonome fut effectué en décembre 1950 sur le même terrain, l'appareil étant toujours équipé pour cette première phase d'essais de quatre pulsoréacteurs Escopette. De nombreux vols furent effectués jusqu'à fin 1951, un autre Emouchet SA 104 (n° 224, immatriculation F-WGGH) étant, à cette époque, employé avec deux groupes de trois moteurs. Par ailleurs, d'autres statoréacteurs furent développés, comme la version Tromblon d'une poussée de 22 kgp ou la famille Ecrevisse à chambre de combustion retournée et d'une poussée allant de 20 à 50 kgp. Les derniers essais de ce genre de moteur furent effectués en 1956 avec les ultimes versions du Tromblon.


- En complément, vue du planeur expérimental motorisé Emouchet SA 104 n° 203, Escopette, en vol (document d'origine, magazine Science et Vie Aviation 1951).

Source partielle : site web Wikipedia.

SA 104 ESCOPETTE    
Moteurs(s)/Engine(s)   4 pulsoréacteurs de 10 kgp                         Snecma Escopette                                  
Envergure/Span 12,48 m    Longueur/Length 6,73 m     Hauteur/Height 1,86 m     Poids total/Weight 320 kg         
Vitesse/Speed 160 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range           


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