Extra-Ea-230

Extra EA-300

F.b.a.-Type c

Vue d'un Extra EA-300LP (photo : JN Passieux) Vue d'un appareil de voltige biplace à aile basse Extra EA-300LP. Immatriculation F-HCSA, cn 232, pilote Catherine Maunoury, meeting Melun-Villaroche 2018.

Au début des années 1980, le pilote allemand Walter Extra avait conçu le monoplace Extra 230, pour concurrencer dans les compétitions de voltige, les nouveaux monoplaces tchécoslovaques Zlin, ou russes Sukhoi. Cet avion, basé sur un appareil de conception américaine à aile médiane Stephens Akro Laser Z-200, avait été largement amélioré par rapport à la machine d'origine, en particulier au niveau du profil des ailes, qui étaient par ailleurs très solides. Le premier vol du EA-230,, dont la cellule était composée de tubes d'acier soudés, avec des ailes en bois, fut effectué en juillet 1983.

Ce modèle fut un succès, sa fabrication démarrée en 1983, fut continuée jusqu'en 1990, à ce moment il fut remplacé par le plus puissant et plus onéreux Extra 300, et la gamme fut aussi complétée plus tard, avec le modèle plus économique Extra 200. Le EA-300, toujours à aile médiane, fut développé depuis le EA-230, mais il était de type biplace en tandem, et son moteur était un six cylindres à plat à injection Lycoming AEIO-540 de 300 ch.

La cellule du EA-300 était formée, comme sur le modèle initial, d'un treillis de tubes d'acier au chrome-molybdène, avec un revêtement, en partie en panneaux d'aluminium et en partie entoilé. L'aile médiane, qui contenait les réservoirs de carburant intégrés, était basée sur un longeron en matériaux composites carbone, avec un revêtement de même matériau, l'empennage (plan horizontal, dérive, gouvernes de profondeur, gouverne de direction) était de structure mixte, matériaux composites carbone/fibre de verre, la grande verrière articulée côté droit, était de forme bulbeuse. Le train d'atterrissage était de type classique, les jambes du train principal étaient en matériaux composites, avec le carénage des roues en fibre de verre. Le profil des ailes était symétrique, et le montage était fait avec un angle d'incidence nul, afin d'obtenir les mêmes performances en vol normal et sur le dos.

Le Extra 300 pouvait supporter des facteurs de charge de +10g à -10g, avec une personne à bord, et +8g à -8g, avec deux. La vitesse de montée, pour un modèle EA-300LP, atteignait 16,00 m/s (3.100 pieds/min) et la vitesse de rotation maximale était de 400°/s. Les premières variantes furent le EA-300S, une version monoplace avec des ailes plus courtes et des ailerons plus grands, et le EA-300L, un biplace à aile basse, doté d'un fuselage plus court, et d'ailerons plus performants. La machine fut déclinée par la suite en de nombreuses versions monoplaces ou biplaces, certaines étant certifiées en Europe et aux Etats-Unis. Le montage d'un moteur Lycoming AEIO-580 de 315-330 ch fut essayé sur des avions de compétition, et ce propulseur fut monté sur le EA-300SC par la suite. Le premier vol du biplace Extra 300 fut effectué début mai 1988, et le monoplace Extra 300S vola pour la première fois début mars 1992. En 2019, on trouvait dans la gamme, au catalogue du constructeur Extra Flugzeugbau GmbH, les modèles EA-300SC, EA-300LX, EA-300LT, et EA-300LP.


Tableau des versions :
Modèle Caractéristiques
EA-300 Série, version biplace d'origine, aile médiane, avion certifié.
EA-300S Série, version monoplace dérivée du modèle initial, à envergure réduite de 50 cm (longueur 7,50 m), et équipée d'ailerons plus grands. Appareil employé dans la compétition Red Bull Air Race de 2006, par les pilotes Péter Besenyei, Paul Bonhomme, Nicolas Ivanoff, Nigel Lamb, et Klaus Schrodt.
EA-300L Version biplace à aile basse d'envergure réduite et fuselage plus court, équipée d'un Lycoming AEIO-540. Ailerons plus performants permettant une vitesse de rotation de 400°/s. Modèle certifié par la FAA (Federal Aviation Administration) et les autorités européennes, et également le plus construit dans la gamme. Appareil employé dans la compétition Red Bull Air Race de 2005, par les pilotes Nigel Lamb, Alejandro Maclean, et en 2005 et 2006, dans les mêmes compétitions, par Frank Versteegh.
EA-330SX Développement spécifique du 300S, doté d'un moteur Lycoming AEIO-580 de 330 ch, et équipé d'une gouverne de direction à corde étendue, et d'une gouverne de profondeur plus grande. Quelques exemplaires du 300S furent vendus avec la queue plus grande de ce modèle. Le 330SX fut remplacé ultérieurement par le modèle 330SC.
EA-300SP Version monoplace plus performante, basée sur le 300S. Poids réduit, installation de la queue d'un 330SX. Modèle remplacé par le 330SC.
EA-300SHP Version non certifiée du 300SP, de performances supérieures (HP, High Performance), et doté d'un moteur Lycoming AEIO-580.
EA-300SR Version modifiée avec une aile à haute portance spécifique, dotée d'un AEIO-580 de 330 ch, et destinée à la compétition Red Bull Air Race. Appareil employé dans cette épreuve, de 2007 et 2008, par le pilote français Nicolas Ivanoff.
EA-300LP Série, version d'un poids réduit du 300L, dotée d'un empennage en carbone, et de performances supérieures (P, Performance), conçue pour de meilleurs résultats lors de compétitions ou de spectacles aériens.
EA-330SC Série, version monoplace dotée d'un moteur Lycoming AEIO-580 de 315 ch, conçue spécialement pour les compétitions libres. Vitesse de rotation améliorée, et arrêt des tours plus aisé. Appareil employé par l'Equipe de Voltige Aérienne (EVA), ou encore Equipe de Voltige de l'Armée de l'Air (EVAA), en France.
EA-330LX Série, version biplace à aile basse, équipée d'un moteur AEIO-580. Utilisé par exemple, par tous les pilotes dans la compétition Red Bull Air Race de 2014, catégorie Challenger Class.
EA-330LT Série, version biplace dotée d'un Lycoming AEIO-580, et adaptée pour le tourisme (compartiment à bagages). Avionique de type EFIS (Electronic Flight Instrument System), et vitesse de rotation réduite par rapport à un 330LX.
EA-330LE Version monoplace équipé d'un moteur électrique construit par Siemens, d'une puissance de 260 kW, pour un poids de 50 kg. Appareil ayant obtenu un record de vitesse mondial, en mars 2017, en atteignant 340 km/h, sur une distance de trois kilomètres. Cet avion fut également le premier appareil doté d'un moteur électrique à être capable de remorquer un planeur dans le ciel (mars 2017).

- En complément, vue de face d'un Extra EA-300LP, immatriculation F-HCSA (en arrière-plan, les AlphaJet de la Patrouille de France). Vue de l'aile droite de cet appareil (profil symétrique, montage avec un angle d'incidence nul), de la grande verrière du cockpit, et de la jambe du train principal (en matériaux composites, avec le carénage de la roue en fibre de verre), et vue de l'aile gauche avec le dispositif de compensation aérodynamique des volets et le triangle servant de repère visuel à l'extrémité. Le système de compensation ("spade", ce qui peut se traduire par bêche, ou pelle) est lié aux commandes des ailerons, et sert à diminuer l'effort à exercer par le pilote sur la gouverne. Dans certains cas, il améliore aussi les caractéristiques de la commande, et augmentant la vitesse de rotation de l'avion. Meeting Melun-Villaroche 2018.
- Autre complément, vue avant présentation en vol, de deux Extra EA-300SC de l'Equipe de Voltige de l'Armée de l'Air (EVAA). Immatriculations F-TGCJ (05) et F-TGCI (04), livrée cinquantenaire de la création de cette formation (1968-2018), et vue arrière du deuxième appareil (04). Meeting Ferté-Alais 2018.


Source partielle : Airlife's World Aircraft - Rod Simpson.

EA-300LP            
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 300 ch                       Lycoming AEIO-540-L1B5                            
Envergure/Span 8,00 m     Longueur/Length 6,90 m     Hauteur/Height 2,60 m     Poids total/Weight 950 kg         
Vitesse/Speed 385 km/h             Plafond/Ceiling 4.875 m    Autonomie/Range 940 km         


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