Eurojet-Ej200

Fiat A-12

Fiat-A-14

Vue d'un moteur Fiat A-12 (photo : Jane's fighting aircraft of World War I John W.R.Taylor) Moteur Fiat A-12, six cylindres en ligne à refroidissement liquide (vue côté admission).

Le moteur d'avion Fiat d'une puissance de 210 CV, officiellement désigné A-12 (300 CV pour un A-12bis) était un moteur vertical six cylindres en ligne à refroidissement liquide d'une cylindrée de 21,715 litres (alésage de 16,0 cm, course de 19,0 cm). Son taux de compression était de 4,5 : 1.

Sur ce moteur développé depuis le type A-10, les cylindres étaient séparés et boulonnés sur une base en deux partie abritant le vilebrequin. Les soupapes inclinées (deux d'admission et deux d'échappement pour chaque cylindre) étaient actionnées via des culbuteurs (une came pour deux soupapes) par un arbre à cames en tête entraîné par un système d'arbre avec engrenages placé en partie arrière. L'allumage comprenait deux magnétos placées également en partie arrière alimentant deux bougies par cylindre.

L'alimentation comprenait deux carburateurs Fiat avec chambres indépendantes mais couplés dans un carter commun équipé d'un système de chauffage par liquide prélevé sur le circuit de refroidissement. La pompe à eau centrifuge était placée en partie arrière basse, le système de lubrification était de type carter sec avec réservoir d'huile séparé. L'axe d'hélice était monté directement, la vitesse de rotation étant de 1.400 tr/min. Le poids à sec était de 390 kg, la longueur était de 1,78 m, la largeur était de 56,0 cm pour une hauteur de 1,13 m.

Le moteur Fiat A-12 fut, sur demande pressante de l'aviation militaire, lancé en fabrication en grande série dès sa présentation en 1916. Il montra rapidement d'excellentes qualités de puissance, robustesse et fiabilité sur les premiers avions qui en furent équipés. L'année suivante, en 1917, Fiat présenta une version légèrement modifiée baptisée Fiat A-12bis. Ce modèle pouvait fournir une puissance plus importante (300 CV) et tournait plus vite (1.700 tr/min) grâce à la modification de certains composants et à l'augmentation du taux de compression qui était porté à 4,7:1. Le poids à sec passait à environ 440 kg.

Au total, ce propulseur, fut produit pendant les trois années de guerre à 13.260 exemplaires. Il fut monté, par exemple sur le bombardier Caproni Ca.5, l'hydravion Caproni Ca.47, les biplans Fiat R.2, Pomilio PE, S.A.M.L. S.2, S.I.A. 7B.1, des Breguet 14 et sur certains bombardiers anglais Vickers Vimy.



Ce large moteur fut aussi aussi monté sur une automobile de course, la Fiat SB4 Mephistofeles, qui permit au pilote anglais Ernest Eldridge et à son mécanicien John Ames de battre le record du monde de vitesse en juillet 1924, en atteignant environ 235 km/h (146 mph) sur une distance d'un kilomètre. Cet exploit qui permit également au pilote de gagner face à son rival français René Thomas qui utilisait une Delage V12 de 350 CV (La Torpille) fut accompli sur le circuit de Montlhéry (Arpajon, France). La Fiat qui était peinte en noir au moment du record, utilisait une transmission primaire manuelle (ainsi qu'une secondaire à chaîne), disposait de freins uniquement sur le différentiel arrière et pesait environ 2 tonnes. Le levier de commande de boîte était placé à l'extérieur, côté droit, avec le frein à main et la commande d'avance à l'allumage. Aussi, un dispositif d'alimentation par oxygène avait été adapté afin d'apporter un surplus de puissance. Cette machine conçue en 1908 avait reçu auparavant des moteurs Maybach ou Isotta-Fraschini parfois montés en double. Une autre voiture Fiat recevant un moteur d'avion fut la S.76.

Source partielle : site web Wikipedia.

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