Fairey-F.d.1

Fairey Firefly

Fairey-Fox

Vue d'un Firefly FR I (origine : Fighters 1939-1945 - Kenneth Munson) Vue et plans d'un Firefly FR I du Squadron No. 1770 de la Fleet Air Arm, juillet 1944.

Conçu, au début de l'année 1940, comme un chasseur biplace à long rayon d'action extrêmement avancé destiné à la Fleet Air Arm, le Fairey Firefly fut comparativement, peu vu en service actif dans les escadrilles pendant la Deuxième Guerre mondiale, mais il resta un appareil standard de la F.A.A., en une forme altérée, jusqu'à la fin des années 1950. Le Firefly, développé sous la direction de Herbert Eugene Chaplin, fut approuvé officiellement par l'Amirauté en juin 1940, quand un ordre d'achat pour 200 appareils correspondant à la spécification N.5/40 fut passé. Le prototype (Z 1826), qui vola pour la première fois fin décembre 1941, était doté de quatre canons de 20 mm. Malgré un poids plus élevé de presque deux tonnes par rapport au plus ancien Fulmar, il était plus rapide de 40 mph (environ 60 km/h), grâce à son moteur Rolls-Royce Griffon IIB de 1.730 ch, et ses qualités aérodynamiques supérieures.

Trois prototypes furent construits par la suite, et les premières livraisons du modèle Firefly F Mk. I furent effectuées à partir de mars 1943. Cependant, ce ne fut qu'en juillet 1944, que le type devint opérationnel, les avions du Squadron No. 1770, embarqués sur le H.M.S. Indefatigable, remplissant des missions de couverture aérienne lors des attaques menées contre le grand cuirassé Tirpitz.

La production fut d'environ 430 exemplaires pour le modèle F Mk. I construit par Fairey et General Aircraft Ltd., elle fut suivie d'une fabrication d'environ 380 exemplaires du modèle FR Mk. I, cette variante étant officiellement conçue comme chasseur et avion de reconnaissance équipé d'un radar de détection ASH (radar air-air centimétrique dérivé du modèle Air to Surface Vessel ASV III). Durant la production des séries du Mk. I, des modifications furent apportées, capot avant de cockpit revu, couverture complète des tubes des canons, et à partir du environ 470ième exemplaire, le moteur initial fut remplacé par un Griffon XII de 1.765 ch. Entre-temps, un peu moins de 40 appareils avaient été fabriqués comme chasseur de nuit, référence NF Mk. II, ces machines ayant un fuselage légèrement plus long, et étant équipées de coffres sur le bord d'attaque, afin de loger les dispositifs de balayage de leur radar AI (Airborne Interception). Ils furent remplacés par le modèle NF Mk.I, qui était globalement identique aux autres Mk. I, mais emportait un radar amélioré, logé dans un coffre placé sous le nez de l'appareil.

Le Firefly Mk. III, dont un exemplaire fut essayé avec un moteur Griffon 61 fut proposé, mais ce modèle fut abandonné, en faveur de la variante Mk. IV, qui fut dotée d'un Griffon 72 de 2.330 ch, et qui vola pour la première fois en 1944. Ce modèle dont les radiateurs étaient montés sur le bord d'attaque, à l'emplanture des ailes, fut modifié par la suite, en 1945, mais il ne fut pas mis en service avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Tout au long de sa carrière opérationnelle durant ce conflit, le Firefly fut employé pour remplir des missions de chasse et de lutte anti sous-marine de plus en plus exigeantes, principalement avec la British Pacific Fleet, sur les théâtres du Pacifique et de l'Extrême-Orient. Ces appareils menèrent des attaques contre des raffineries et des aérodromes, et ils furent les premiers avions conçus et construits par les britanniques à survoler la ville de Tokyo. Le Firefly fut également exporté au Canada, en Australie, au Danemark, en Ethiopie, aux Pays-Bas, en Inde, et en Thaïlande. Après la guerre, ces chasseurs restèrent en service en première ligne dans la Fleet Air Arm, jusqu'au milieu des années 1950, et les appareils britanniques et canadiens effectuèrent des missions d'attaque au sol, pendant la guerre de Corée (juin 1950-juillet 1953. Le Firefly fut finalement remplacé par le Fairey Gannet.

L'armement d'un Firefly Mk. I comprenait quatre canons Hispano-Suiza de calibre 20 mm (construction sous licence) placés dans les ailes, et l'avion pouvait emporter, sous chaque aile, une bombe de 1.000 livres (environ 450 kg), ou quatre roquettes RP-3 de 60 livres (environ 27 kg). L'équipage comprenait deux personnes, un pilote et un observateur/opérateur radio/navigateur, et les deux membres d'équipage disposaient de verrières coulissantes et éjectables. La construction de l'appareil était métallique, avec un revêtement travaillant de même matériau, seuls quelques éléments restant entoilés. Les ailerons Fairey-Youngman étaient à commande hydraulique, les ailes pouvaient être repliées vers l'arrière le long du fuselage, leur commande étant manuelle, mais le verrouillage étant réalisé hydrauliquement. Le train d'atterrissage était classique, il était rétractable (commande hydraulique, plus système de secours manuel), y compris pour la roulette de queue. L'avion disposait d'une crosse d'appontage, de points de fixation pour le catapultage, et était équipé d'une radio, et d'équipements pour le vol de nuit. Les réservoirs de carburant, logés dans le fuselage, et dans les ailes, étaient de type auto-obturant.
Plans d'un Firefly FR I (origine : Fighters 1939-1945 - Kenneth Munson)


Vue d'un Firefly (photo : Jane's fighting aircraft of World War II) Vue d'un biplace de chasse et reconnaissance navale Firefly (moteur Rolls-Royce Griffon II).

Source partielle : Fighters 1939-1945 - Kenneth Munson.

FIREFLY FR I        
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 1730 ch                      Rolls-Royce Griffon IIB                           
Envergure/Span 13,56 m    Longueur/Length 11,46 m    Hauteur/Height 4,14 m     Poids total/Weight 6.360 kg       
Vitesse/Speed 510 km/h à 4270 m    Plafond/Ceiling 8.540 m    Autonomie/Range 1.720 km       


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