Dewoitine-D.530

Dewoitine H.D.412

Dfs-108 (sg-38)

Vue de l'hydravion de compétition H.D.412 (photo : Science et Vie Aviation 1977) Vue de l'hydravion de compétition Dewoitine H.D.412 préparé pour la Coupe Schneider prévue en 1931.

Cet hydravion de construction entièrement métallique prévu pour être propulsé par un moteur Lorraine-Dietrich 12Rcr Radium, douze cylindres en V inversé de 2.200 ch, ainsi que le Bernard H.V.220 doté du même moteur, avaient été préparés pour disputer la Coupe Schneider de 1931, après de nombreuses années d'absence d'avions français dans cette compétition. Ce monoplan à aile basse de l'Escadrille de Haute Vitesse (base étang de Berre, Bouches-du-Rhône), dont la vitesse devait dépasser 600 km/h ne put cependant faire ses preuves à la suite de la troisième victoire anglaise (Supermarine S.6B) en septembre 1931 dans le Solent, qui entraîna aussi la dissolution de l'Escadrille en mars 1932.

Le Dewoitine H.D.412 était d'une construction entièrement métallique qui restait très classique, tout en profitant des principes employés par le constructeur pour ses autres appareils. C'était un monoplan à aile basse, monté sur deux flotteurs dont l'un était plus long que l'autre pour compenser le couple de l'hélice. Les ailes étaient basées sur deux longerons qui étaient articulés sur le fuselage au moyens de rotules. Ces longerons étaient des caissons, composés de semelles très épaisses en Duralumin, qui étaient fraisées pour suivre la courbe désirée. Les plans étaient tenus de manière classique, par des haubans en acier à haute résistance reliés à la partie haute de la cellule et aux flotteurs. Selon le montage, ces derniers éléments n'étaient pas toujours reliés par des barres horizontales, et étaient simplement encastrés sur les mâts porteurs formés en acier spécial. Le carburant était contenu dans les deux flotteurs, et par un système de siphon, il se déversait du flotteur gauche vers le droit, ce dernier restant toujours plein.

Une grande difficulté concernant les hydravions de course, était le système refroidissement du très puissant moteur, qui devait aussi conserver à l'appareil une finesse maximale. Sur le H.D.412, d'abord le liquide de refroidissement n'était pas de l'eau, mais de l'éthylène glycol qui avait un point d'ébullition plus élevé et améliorait de façon très notable le rendement du radiateur. Ensuite, l'hydravion avait été pourvu d'une circulation d'air à l'intérieur de l'aile. La surface radiante était constituée de la totalité du plan, des ouïes disposées sous les extrémités des ailes et au centre du fuselage, formaient les entrées d'air frais, la sortie de l'air chaud se faisant par des ouvertures situées en partie arrière de l'extrados, au droit de l'attache du haubanage. Le liquide de refroidissement passait par un ensemble de tubes allant du bord d'attaque au bord de fuite (double peau formée par le revêtement travaillant extérieur et une tôle ondulée intérieure), ce groupe étant relié au circuit général par des conduites passant entre les deux longerons. Les flotteurs et leurs supports contribuait également au refroidissement, suivant le même principe de construction.

Les ailerons étaient disposés sur toute la longueur de l'aile, ils étaient peu profonds et s'articulaient sur l'extrémité de la surface radiante. La fuselage de type monocoque ne présentait pas de caractéristiques particulières, cependant le centrage de l'appareil était spécial à cause de la position du moteur inversé, monté proche des longerons des ailes. Les gouvernes étaient classiques, mais d'une petite taille. L'hydravion donnait une impression générale d'une très grande finesse, la gabarit maximal étant celui du poste de pilotage, ce dernier ne dépassant guère l'enveloppe du pilote. Le moteur prévu Lorraine-Dietrich Radium concourait à cette finesse, grâce à son montage inversé. L'hydravion Dewoitine était une très belle machine, mais les faibles délais de conception et de fabrication (notification du marché, signifiée seulement en décembre 1930, construction commencée en février 1931), ainsi que les problèmes de mise au point du moteur Lorraine-Dietrich Radium de 2.200 ch qui devait l'équiper, ne permirent pas une participation à la Coupe Schneider disputée en septembre 1931.


- En complément, vue de la construction à Toulouse, d'un hydravion de course Dewoitine prévu pour la Coupe Schneider (document Gallica - Les Ailes, juillet 1931), et vue d'un hydravion dérivé H.D.420 (Salon de l'Aéronautique, Gallica - Les Ailes, décembre 1932).

Source partielle : Gallica, Les Ailes, juillet 1931 et décembre 1932.

H.D.412             
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 2200 ch                      Lorraine 12Rcr (ou Hispano-Suiza 18 R de 1600 ch) 
Envergure/Span 9,60 m     Longueur/Length 8,70 m     Hauteur/Height 3,70 m     Poids total/Weight 2.080 kg       
Vitesse/Speed 565 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range                


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