Pratt & whitney-F100

Pratt & Whitney J57

Pratt & whitney-Jt3/jt3d

Vue d'un réacteur Pratt & Whitney J57-P-20 (photo : JN Passieux - Aeroscopia Toulouse) Vue d'un réacteur simple flux équipé d'une réchauffe Pratt & Whitney J57-P-20. Poussée de 4.760 kgp à sec et 8.000 kgp avec la postcombustion. Montage sur un Ling-Temco-Vought F-8E(FN) (F-8P) Crusader de l'Aéronavale. Exposition au musée Aeroscopia, Toulouse, France, août 2015.

Le Pratt & Whitney J57 fut le premier réacteur à atteindre une poussée de 10.000 lbf (environ 4.535 kgp). Il était initialement, un développement du turbopropulseur XT45 (PT4) destiné à équiper le prototype du bombardier stratégique Boeing XB-52, mais avec le besoin de puissance accru pour cet appareil, ce moteur évolua vers un type réacteur. Il fut développé au début des années 1950, essayé à partir de mars 1951, le prototype du bombardier B-52 volant pour la première fois en avril de la même année.

Le J57 fut conçu sous la direction du directeur technique, Leonard S.(Luke) Hobbs, qui avait divisé, en 1944, la partie moteurs de Pratt & Whitney en deux départements, l'un consacré aux moteurs à pistons dirigé par Wright A. Parkins et l'autre consacré au développement des turbines à gaz dirigé par Andrew V.D. Willgoos. Luke Hobbs fut récompensé pour son travail de conception et de réalisation sur le J57, en obtenant le prestigieux Collier Trophy en 1952. Le J57 pouvait être équipé d'un système d'injection d'eau afin d'accroître la puissance au décollage pendant quelques minutes (montage sur les Boeing militaires B-52B et KC-135 et aussi sur le type JT3C civil) ou être équipé, en version militaire, d'une postcombustion. Sa structure à deux rotors avait largement augmenté le rendement du compresseur, aussi ce moteur qui pouvait atteindre des vitesses supersoniques, était plus puissant et consommait moins dans un large domaine d'exploitation que ses concurrents, son défaut principal étant un niveau de bruit très élevé.

Ce moteur comprenait un compresseur axial basse pression à neuf étages, un compresseur haute pression axial à sept étages, des chambres de combustion cylindriques (huit au total), séparées, interconnectées et logées dans une enveloppe commune, une turbine haute pression à un étage et une turbine basse pression à deux étages. Un modèle JT3C-7 civil avait une longueur de 3,474 m, un diamètre en entrée de compresseur basse pression de 98,55 cm et un poids à sec d'environ 1.585 kg. Ce type avait un rapport de compression total de 12,5 et était capable de fournir une poussée maximale de 12.030 lbf (environ 5.460 kgp). Un modèle militaire avec réchauffe, J57-P-23 avait une longueur de 6,20 m, un diamètre de 1,00 m et un poids à sec d'environ 2.350 kg. Ce type avait un rapport de compression total de 11,5 et était capable de fournir une poussée maximale de 11.700 lbf (5.310 kgp) à sec, 17.200 lbf (7.800 kgp) avec la réchauffe.

Le réacteur J57 (JT3) fut produit à plus de 21.000 exemplaires entre 1951 et 1965. Il équipa de très nombreux appareils militaires américains comme le bombardier stratégique B-52, certains B-57 Canberra (RB-57D de reconnaissance), les chasseurs F-100 Super Sabre, McDonnell F-101 Voodoo et Convair F-102 Delta Dagger, les Douglas A-3 Skywarrior, F4D/F-6A Skyray et F5D Skylancer, le Lockheed U-2, le chasseur embarqué Ling-Temco-Vought F-8 Crusader. Il fut également monté sur l'avion de transport Boeing C-135 Stratolifter, le ravitailleur KC-135, le missile intercontinental Northrop N-25/SM-62 Snark et sur le prototype de bombardier Convair YB-60.

L'équivalent civil JT3 fut installé sur le Boeing 720 et sur quelques séries du Boeing 707 et du Douglas DC-8. La version montée sur le Boeing 707-120 développait une poussée de 6.125 kg, cette puissance fut augmentée jusqu'à plus de 8.500 kgp sur le modèle à double flux JT3D (désignation militaire TF33) apparu dans les années 1960. La version turbopropulseur dérivée du J57 fut le T57 testé en 1956, sur un Douglas C-124 Globemaster.


- En complément, vue frontale d'un réacteur Pratt & Whitney J57-P-20 monté sur un Crusader et partie arrière avec la réchauffe et la tuyère d'échappement. On peut distinguer sur les photos, le chasseur supersonique embarqué de l'Aéronavale avec la perche de ravitaillement déployée côté gauche, l'aile repliée avec le bec de bord d'attaque sorti et les missiles. Exposition au musée Aeroscopia, Toulouse, France, août 2015.

Source partielle : site web Wikipedia

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