Levavasseur-Antoinette vii

Levy-Besson 200 ch

Ling/temco/vought-A-7 corsair

Vue d'un hydravion Levy-Besson 200 ch (origine : L'aviation maritime française pendant la Grande Guerre - ARDHAN - SHAA/Fouqué) Vue d'un hydravion triplan de surveillance côtière Levy-Besson 200 ch, Saint-Raphaël, 1918. Cet appareil, peu apprécié par les équipages, fut principalement employé par le Centre d'Aviation Maritime, CAM de Tréguier (la Roche Rouge, Plouguiel, bordure du Jaudy), Bretagne, France. Cette unité a compté jusqu'à huit appareils de ce type.

Marcel Besson, né début août 1889, était un ingénieur de marine, qui constatant l'absence d'un matériel adapté dans l'aéronautique navale, se lança dans l'étude d'un hydravion à la fin de l'année 1914. Effectivement, en août 1914, ce secteur de la marine, ne disposait que de quelques hydravions à flotteurs disparates, et de moins d'une vingtaine de pilotes brevetés, et allait avoir en charge, la surveillance côtière dans certaines zones, en Manche, dans l'Atlantique, et en Méditerranée. L'ingénieur Besson avait auparavant dessiné un monoplan à structure métallique, et plan type canard, désigné H-1. Ce modèle construit en 1910, chez Louis Clément, avait été présenté à l'Exposition internationale de la Locomotion Aérienne (Salon de l'aéronautique) de Paris en 1911. Il avait été suivi du Besson H-2 présenté à l'Exposition en 1912, et testé par les militaires, à Reims-Bétheny.

Pouvant disposer des brevets Denhaut vendus en juillet 1913, par Henry Lévêque, à Georges Lévy, Louis Schreck, et Marcel Besson, ce dernier put proposer, au début de l'année 1915, un hydravion à coque de type triplan, doté d'un moteur Renault de 95 ch entraînant une hélice propulsive. Trop lent, il fut suivi d'un modèle d'architecture identique, mais équipé d'un propulseur Renault de 150 ch. Le prototype atteignit lors des essais une vitesse de 115 km/h, mais trop lourd, il ne fut pas retenu par les autorités. A la fin de l'année 1916, l'appareil fut doté d'un moteur Hispano-Suiza de 180 ch, et cette machine retint l'attention de la Marine. Pour finir, l'hydravion à coque fut équipé d'un moteur Hispano-Suiza de 200 ch. Testé avec succès sur la Seine, à Argenteuil, puis évalué par la C.E.P.A. (Commission d'Etudes Pratiques d'Aéronautique) à Saint-Raphaël au début de l'année 1917, il fut l'objet d'une première commande pour dix exemplaires passée par la Marine nationale. Les ordres d'achat suivants portèrent sur quinze autres machines, puis 90 supplémentaires fin novembre 1917, et finalement 250 autres au début de l'année 1918.

Ne disposant pas d'installations suffisantes dans ses ateliers de Paris et Boulogne-sur-Seine pour assurer la production, Marcel Besson s'associa en 1917, avec Georges Lévy qui possédait une usine à Argenteuil. Cependant, la construction des hydravions fut plus compliquée et plus longue que prévu, aussi les premiers exemplaires ne parvinrent dans les Centres d'Aviation Maritime (CAM) qu'à partir de mars 1918. De plus, les machines se révélèrent instables au plan latéral, et plusieurs furent victimes d'accidents, aussi les Donnet-Denhaut 200 ch et les Tellier 200 ch leur furent préférés. Les hydravions furent cependant livrés aux CAM de Bayonne, Boulogne-sur-Mer, Sète, Cherbourg, La Penzé (Saint-Pol-de-Léon, Finistère), Le Havre, Saint-Raphaël, Toulon, et Tréguier. Il semble que seul ce dernier centre ait réellement employé l'hydravion. Finalement, à la fin de la Première Guerre mondiale, la Marine nationale comptait environs 210 machines de ce type dans ses effectifs, mais seule, une très petite quantité était opérationnelle.

Le triplan Levy-Besson 200 ch était un hydravion de reconnaissance et patrouille maritime, d'une capacité de deux places. Il était de type coque, et son plan d'aile comportait un élément médian d'une envergure supérieure aux plans bas et haut. Le moteur entraînant une hélice propulsive bipale était monté en position centrale, au niveau du plan médian. L'armement comprenait une unique mitrailleuse Lewis de calibre 7,7 mm, puvant être montée sur tourelle dans le poste avant, et la charge de bombes atteignait environ 100 kg (deux charges marines de type F de 52 kg).

Georges Lévy (1891-1953) était un banquier passionné d'aviation, et plus tard grand collectionneur d'art. Il fut d'abord constructeur de canots de compétition et
d'hydro-aéroplanes dans son usine d'Argenteuil. En juillet 1913, il put récupérer les brevets Denhaut (François Denhaut) vendus par Henry Lévêque, déçu par la mauvaise vente de ses hydravions et voisin de l'industriel, et fonda alors la société des Hydravions Georges Lévy. Avec l'aide de l'ingénieur de la marine Maurice Blanchard et de l'ingénieur Maurice Jules-Marie Le Pen, ancien du motoriste Gnome, il put se consacrer à la fabrication d'hydravions. Les premiers appareils produits furent des Donnet-Denhaut destinés à la Marine nationale, puis les triplans Levy-Besson. Une autre réalisation de la société fut le grand hydravion biplan à coque Levy-Le Pen HB2 livré à partir de juin 1918, et resté officiellement dans la Marine, jusqu'en 1926.


LEVY-BESSON 200 CH  
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 200 ch                       Hispano-Suiza 8Bc                                 
Envergure/Span 14,40 m    Longueur/Length 9,06 m     Hauteur/Height 4,00 m     Poids total/Weight 1.800 kg       
Vitesse/Speed 140 km/h             Plafond/Ceiling 3.500 m    Autonomie/Range 3 hr 15 min    


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