Liberty-400 ch

Lorraine-Dietrich

Lycoming-Io-360

Vue d'un moteur Lorraine-Dietrich douze cylindres en V (photo : Le Patrimoine de l'aviation française - collection SHAA Vincennes) Vue, face arrière, d'un moteur Lorraine-Dietrich type Aviation Militaire (A.M.), douze cylindres en V à 60° à refroidissement liquide, développant 370 ch en 1917.

L'ingénieur motoriste Marius Barbaroux conçut, en 1915, son premier moteur d'avion pour le compte de la société Lorraine-Dietrich. De structure six cylindres en ligne à refroidissement liquide et dérivé d'un moteur d'automobile, ce propulseur ressemblait à un Mercedes allemand. D'une cylindrée d'environ 9,5 litres (alésage 120 mm, course 140 mm), il pouvait fournir une puissance d'environ 100 ch à 1.400 tr/min, puis 120 ch. Désigné Aviation Militaire (A.M.) 110 ch, ce moteur, destiné à un usage militaire, se montra inférieur en terme de puissance à l'Hispano-Suiza de 140 ch et ne fut construit qu'en quantités réduites (200 exemplaires).

La société Lorraine-Dietrich développa par la suite, des moteurs huit cylindres en V à 90° plus puissants (cylindrée de 12,7 litres, alésage de 120 mm, course de 140 mm, modèle 8 Aa d'une puissance de 150 ch à 1.500 tr/min, puis 8 Aby de 170 ch à 1.650 tr/min en 1916, enfin 8 Ba de 220 ch à 1.650 tr/min en 1917, par allongement de la course qui passait à 170 mm, cylindrée portée à 15,4 litres), avec lesquels elle connut un succès limité pendant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, cette compagnie établit sa réputation en remportant de nombreux records internationaux.


- En complément, vue d'un moteur Lorraine-Dietrich, modèle 12 Eb, douze cylindres en W d'une puissance de 450 ch à 1.850 tr/min, monté sur un Breguet 19. Un propulseur de ce type (cylindrée 24,4 litres, alésage 120 mm, course 180 mm, poids à sec 435 kg), suralimenté par un compresseur Rateau, avait été employé par le pilote français Jean Calizzo dans une tentative de record d'altitude avec un Bleriot-Spad S.61-7. Le record battu avec une altitude atteinte, en août 1926, de 12.400 mètres se révéla être une supercherie, l'avion ne pouvant pas dépasser un plafond d'environ 9.000 mètres (document d'origine, magazine La Science et la Vie, mars 1927).

- Autre complément, vue d'un moteur Lorraine-Dietrich, modèle 18 Ka, 18 cylindres en W d'une puissance de 650 ch à 2.500 tr/min. Ce propulseur avait des carburateurs réchauffés et était équipé d'un réducteur d'hélice à satellites. D'une cylindrée d'environ 37 litres (alésage 120 mm, course 180 mm), il pesait à sec 675 kg. Il fut monté sur le grand bombardier biplan monomoteur Amiot 122 (document d'origine, magazine La Science et la Vie, mars 1927).



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