Dassault-Mirage f1

Dassault Mirage G

Dassault-Mirage iii

Vue du Mirage G (photo : Le Patrimoine de l'aviation française - Collection Marcel Dassault) Vue d'un chasseur expérimental à géométrie variable Mirage G.

A la fin des années 1950, les avions supersoniques avaient de mauvaises qualités de vol à basse vitesse. Pour corriger ce défaut, la géométrie (ou flèche) variable, envisagée partout dans le monde donna lieu à divers projets et programmes parfois internationaux. Ainsi, en 1963, en France, pour répondre à une demande du ministère des Armées pour un appareil à flèche variable, Dassault étudia un modèle dérivé du Mirage F2, avion de pénétration à basse altitude tout temps et aussi intercepteur supersonique.

Conservant la même cellule que son prédécesseur ainsi que le même réacteur Pratt & Whitney TF-306 construit sous licence par SNECMA, le Mirage III G fut doté d'une nouvelle voilure toujours placée en position haute. Le développement fut rapide et la fabrication du prototype débuta dès janvier 1966. Ce premier exemplaire effectua son vol inaugural en novembre 1966 avec une aile bloquée à 20° de flèche. En décembre, trois semaines seulement après le premier vol, Jean Couteau atteignit Mach 2.1 avec l'aile en position de flèche maximale (70°).

Les essais furent relativement satisfaisants, mais le programme fut arrêté en 1968 pour diverses raisons : moteur américain, souhait de l'état-major pour un biréacteur pouvant emporter une charge supérieure, crédits insuffisants. Aussi, le programme entrait en concurrence avec des projets européens comme le programme AFVG (Anglo-French Variable Geometry) qui aboutira finalement au développement du Panavia Tornado par l'Italie, la Grande Bretagne et l'Allemagne. Cependant, les essais furent continués jusqu'à la perte de l'appareil en janvier 1971, le pilote ayant pu s'éjecter lors de l'accident.

Entre temps, l'état-major de l'Armée de l'Air, bien que satisfait des essais du monoréacteur Mirage G, opta pour un biréacteur doté de réacteurs SNECMA Atar 9K-50 et destiné à remplir des missions de Reconnaissance, Attaque, Guerre Electronique Lointaine (programme RAGEL). En 1968, deux avions expérimentaux biplaces dotés de ces moteurs et baptisés Mirage G4, furent commandés. Cette nouvelle version devait pouvoir emporter soit un armement nucléaire, soit un volume important d'armes classiques. La frappe nucléaire devait être effectué à basse altitude, en subsonique élevé dans un premier temps et en supersonique bas dans un second.

Aussi, cette machine devait avoir une structure capable d'atteindre Mach 2.5 afin de pouvoir ultérieurement utiliser des réacteurs SNECMA M53. Alors que le G4 était en construction, les spécifications furent changées pour un avion monoplace biréacteur de taille inférieure, destiné à des missions d'interception et disposant d'un rayon d'action moins important que le G4. Le Mirage G4-01 fut renommé G8-01 et resta biplace (premier vol début mai 1971), le second prototype, G4-02 devenant une version monoplace désignée G8-02 (premier vol juillet 1972). Les moteurs restaient des Atar 9K-50.

Ces deux variantes furent équipées d'un radar Thomson-CSF et d'un système de navigation et d'attaque à basse altitude basé sur ceux utilisés par le SEPECAT Jaguar et le Dassault Milan. Le budget de la défense entre 1971 et 1976 n'incluant aucun fonds pour le Mirage G8, la production fut abandonnée et aucune série ne fut produite. Au final, trop cher, inadapté aux nouvelles missions demandées, avec une formule d'envergure variable trop complexe, ce programme d'avions à flèche variable fut finalement abandonné, le dernier vol étant effectué en novembre 1974.

Comme autres avions à géométrie variable, on peut citer l'avion embarqué Grumman F-14 Tomcat, les General Dynamics F-111 Aardvark et EF-111A Raven et le bombardier Boeing/North American B1A Lancer américains, le Panavia Tornado européen et les Mikoyan-Gurevich MiG-23 Flogger, son dérivé MiG-27, le Sukhoi Su-24 Fencer (et dans une certaine mesure le Su-17) et les bombardiers Tu-22M Backfire et Tu-160 Blackjack russes.


Source partielle : site web Wikipedia

MIRAGE G8-02        
Moteurs(s)/Engine(s)   2 réacteurs de 7200 kgp                            Snecma Atar 9K-50                                 
Envergure/Span 15,40/8,7m Longueur/Length 18,80 m   Hauteur/Height 5,35 m     Poids total/Weight 20,400 kg      
Vitesse/Speed 2420 km/h            Plafond/Ceiling 18.500 m   Autonomie/Range 3.850 km  


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