Bristol-Hercules

Bristol Olympus

Bristol-Pegasus

Vue d'un réacteur Bristol Olympus BO1.1 Vue d'un réacteur Bristol Olympus BO1.1 (poussée 4.420 kgp.)

Le Bristol Olympus BO1.1 était un réacteur double flux comprenant un compresseur axial basse pression à six étages, un compresseur haute pression, également axial, à huit étages, dix chambres de combustion reliées entre elles (système intermédiaire entre chambres séparées et chambre annulaire), une turbine haute pression à un étage et une turbine basse pression également à un étage. Un Olympus BO1.1 avait une longueur de 3,15 m pour un diamètre d'environ 1,02 m. Sa poids à sec était d'environ 1.600 kg et sa poussée atteignait 4.420 kgp.

L'Olympus fut conçu par l'équipe de l'ingénieur Stanley Hooker chez Bristol. Hooker avait initialement travaillé chez Rolls-Royce à améliorer les moteurs Merlin en travaillant en particulier sur les compresseurs (Merlin 45 puis Merlin 61). La compagnie Rolls-Royce commença à s'impliquer dans le domaine des moteurs à réaction en fournissant des pièces à l'usine Rover de Barnoldswick qui avait été sélectionnée, en 1941, pour produire les premiers réacteurs conçus par Frank Whittle.

Disposant des plans, Rolls-Royce, fut quelques mois plus tard, en mesure, de construire des unités complètes et de résoudre certains petits problèmes qui subsistaient. L'ingénieur Adrian Lombard développa également, chez Rover, à partir du W.2, un modèle plus simple à flux axial, le W.2B/26. Suite aux désaccords répétés entre Rover et Whittle, concernant la production du W.2B/23 et le développement des moteurs Power Jets, un accord fut trouvé, début 1943, entre le patron de Rover, Maurice Wilks et le directeur de Rolls-Royce, Ernest Hives, pour que cette dernière société reprenne, en avril 1943, l'usine de réacteurs de Barnoldswick, Rover reprenant en échange, l'usine de production des réservoirs du Meteor à Nottingham.

Stanley Hooker devint l'ingénieur en chef de la nouvelle usine. La première version Rolls-Royce du W.2B/23 effectua un test de cent heures en avril 1943, c'était un réacteur d'un diamètre de 1,098 m pour un poids de 390 kg et une poussée de 770 kgp. Nommé Welland (RB.23, RB pour Rolls Barnoldswick), type à flux en Z, il fut le premier de la série "River" chez le constructeur. Ce moteur fut mis en service dans la R.A.F. en mai 1944, après avoir passé un premier test des 500 heures, sa période de fonctionnement entre révisions étant de 180 heures. En attendant, le Gloster expérimental E.28/39 fut équipé du moteur Rolls-Royce en 1943 et le prototype du Meteor, F9/40 fut doté de deux moteurs Welland.

Le modèle W.2B/26. à flux axial, dont le prototype avait fonctionné en mars 1942, fut à la base du Derwent (RB.26). Le prototype de ce moteur fut mis en test en juillet 1943, passa l'essai des cent heures en novembre 1943 et effectua son premier essai en vol en avril 1944. Ce moteur était prévu pour remplacer le Welland sur le chasseur Meteor, cet appareil effectuant un premier vol avec ces moteurs (Mk. I, poids 420 kg, poussée 910 kgp) en mars 1944. Par la suite, le Derwent fut développé en versions plus puissantes et fut aussi à la base du RB.41 Nene et du turbopropulseur RB.50 Trent.

En Janvier 1949, l'ingénieur Stanley Hooker quitta Rolls-Royce pour aller chez Bristol Aeroplane Company. Il participa au programme du turbopropulseur Proteus destiné au Britannia puis travailla sur le réacteur Olympus destiné au bombardier Vulcan (spécification B.35/46 de début 1947).

Le Vulcan avait été testé, afin d'acquérir de l'expérience sur les voilures delta avec des prototypes au tiers, Type 707, le premier exemplaire (VX 784) volant pour la première fois début septembre 1949, le cinquième et dernier modèle de ce type (707C, WZ 744) volant début juin 1953. Le prototype du Vulcan (VX 770) doté de Rolls-Royce Avon (6.500 lbf) vola pour la première fois fin août 1952. Il fut remotorisé, par la suite avec des Armstrong Siddeley Sapphire de 8.000 lbf. L'Olympus (Mk. 100, BO1.1/2B) fut choisi pour les appareils de production (version 9.750 lbf de poussée), cette installation étant effectuée sur le deuxième prototype (VX 777) qui vola pour la première fois début septembre 1953. Par la suite, le Vulcan et les moteurs Olympus furent développés en association, la cellule du bombardier recevant de nombreuses modifications en liaison avec les moteurs durant les années 1950.

L'Olympus fut monté, par exemple sur le bombardier expérimental BAC (British Aircraft Corporation) TSR 2 (Bristol Siddeley Olympus Mk. 320/22R avec réchauffe), le bombardier tactique, V-bomber, Hawker Siddeley Vulcan (Bristol Siddeley Olympus Mk. 101 à 301) ou l'appareil commercial supersonique Aerospatiale-British Aircraft Concorde (Rolls-Royce/SNECMA Olympus 593, Mk. 610 avec réchauffe). Des licences de fabrication de ce moteur furent également vendues aux Etats-Unis, Curtiss-Wright TJ-32 (BO1.1/2A) en 1950, Curtiss-Wright J67, Curtiss-Wright T47, turbopropulseur basé sur le J67, TJ-38 Zephyr.


- En complément, vues d'un groupe de deux moteurs Olympus 593 Mk. 610 (1976) pour montage sur le supersonique civil Aerospatiale-British Aircraft Concorde. Partie arrière avec les coquilles de reverse (inverseurs de poussée), l'une fermée à gauche, l'autre ouverte en fonctionnement normal à droite. Partie centrale jusqu'à la tuyère de réchauffe, à partir de la droite, compresseur axial basse pression à sept étages, compresseur axial haute pression également à sept étages, chambre de combustion annulaire (seize brûleurs), turbine basse pression un étage, turbine basse pression un étage. Réacteur à deux arbres concentriques, taux de compression global 15.5 : 1, poids 3.380 kg, température entrée turbine 1.170°C. Vitesses de rotation, 6.500 tr/min et 8.530 tr/min, poussées 14.030 kgp et 16.580 kgp. Musée SNECMA, Melun-Villaroche, décembre 2014.

Source partielle : site web Wikipedia.

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