R.a.f.-F.e.2

R.A.F. R.E.5

R.a.f.-R.e.7

Vue d'un biplan R.A.F. R.E.5 (origine : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson) Vue et plan d'un biplan biplace de reconnaissance R.A.F. R.E.5 construit par Royal Aircraft Factory. Peut-être un appareil du Squadron No. 7 du R.F.C., France avril/mai 1915.

Dérivé du R.E.1 et sur quelques points du R.E.3, le R.E.5 fut le premier biplan de type Reconnaissance Experimental construit par Royal Aircraft Factory, un peu plus de trente exemplaires ayant été produits grâce aux fonds reçus de l'Amirauté par le War Office, à l'automne 1913, en paiement de dirigeables de l'armée pris en charge par la marine. Le R.E.5 apparu en 1914 était un large biplan biplace (deux paires de mâts d'entre plans de chaque côté), avec des ailes de même envergure et de même profil, montées avec un dièdre prononcé et équipées d'ailerons sur les deux plans. Sa cellule était faite en tubes métalliques avec un revêtement entoilé. Cet avion était propulsé par un moteur Beardmore (une version d'un Austro-Daimler de 120 CV), logé sous un long capot arrondi sur l'avant. L'observateur qui n'avait que des armes légères comme protection occupait le poste avant, et la charge de bombes emportées atteignait 60 livres (environ 27 kg).

Le R.E.5 fut mis en service opérationnel en France dans le Squadron No. 2 du R.F.C. (Royal Flying Corps), à partir de septembre 1914 et dans le Squadron No. 7, à partir d'avril 1915. Un pilote de cette unité, le Capt. John Aidan Liddell fut récompensé de la Victoria Cross pour avoir ramené son avion gravement endommagé et sauvé son observateur, après une opération menée fin juillet 1915. Un R.E.5 de bombardement (numéro de série naval 26) fut aussi employé par le R.N.A.S. (Royal Naval Air Service), opérant à partir de Dunkerque en septembre 1914.

La caractéristique principale de la conception des modèles R.E. précédents avait été la stabilité en vol, et pour mener des recherches sur la stabilité inhérente, le chercheur et aviateur Edward Teshmaker Busk avait beaucoup volé sur un des R.E.1 à Farnborough. Le R.E.5 qui héritait de la fiabilité et du bon comportement en vol de ses prédécesseurs, était construit de manière robuste. Il fut utilisé en France pour mener des opérations de reconnaissance et bombardement léger, les bombes étant rangées dans le poste de l'observateur et lancées à la main dans les premiers temps. Malheureusement, le manque d'agilité et l'absence d'armement défensif nuisirent à sa valeur opérationnelle et sa carrière fut de courte durée.

Le sixième exemplaire de production fut converti en appareil monoplace doté d'ailes de plus grande envergure afin d'effectuer des tests de haute altitude. Cet avion fut capable d'atteindre une hauteur de 17.000 pieds (environ 5.180 m) en juin 1914, aux mains du pilote Norman Spratt. Un autre exemplaire, modifié de la même manière, fut employé à Farnborough pour des essais en vol de la bombe Factory de 336 livres (environ 152 kg) avec son système d'accrochage, ensemble qui fut ultérieurement à la base du R.E.7.

Plans d'un biplan R.A.F. R.E.5 (origine : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson)


Source partielle : Bombers 1914-1919 - Kenneth Munson.

R.A.F. R.E.5        
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 120 CV                       Beardmore (Austro-Daimler)                        
Envergure/Span 13,56 m    Longueur/Length 7,98 m     Hauteur/Height 2,94 m     Poids total/Weight                
Vitesse/Speed 125 km/h à 0 m       Plafond/Ceiling            Autonomie/Range           


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