Salmson-2a.2

Salmson-Moineau SM-1

Santos-dumont-14-bis

Vue frontale d'un Salmson-Moineau SM-1 (photo : René Moineau, aviateur et inventeur - Jean-Louis Moineau) Vue frontale d'un biplan Salmson-Moineau SM-1. A remarquer les deux gros radiateurs à l'avant du fuselage ainsi que l'arbre de transmission entre le moteur et l'hélice droite.

La Société des Moteurs Salmson fondée par Emile Salmson et basée Boulogne-Billancourt, près de Paris, produisait des moteurs, en particulier le radial Canton-Unné, 9 cylindres refroidi par liquide qui équipait un grand nombre d'appareils durant la Première Guerre mondiale.

Le premier avion construit par cette compagnie pendant ce conflit, fut le Salmson-Moineau SM-1 conçu par René Moineau. C'était un biplan triplace de reconnaissance à fort armement défensif développé en 1915 pour répondre à la spécification militaire française A3. Sa particularité était son moteur radial à refroidissement liquide placé transversalement dans le fuselage qui entraînait les deux hélices placées entre les ailes via des arbres de transmission perpendiculaires à la cellule et des boîtiers d'engrenages. Ce montage permettait de réduire la traînée et laissait un large champ de tir aux deux observateurs, l'un placé en avant du fuselage et l'autre derrière le pilote, chacun pouvant manoeuvrer un canon APX de 37 mm monté sur anneau (au final, ces armes ne furent pas retenues). Le fuselage de cet appareil était monté entre les deux ailes et restait conventionnel, le train d'atterrissage fixe comprenait une roulette avant afin de prévenir une mise en pylône et un patin de queue.

Le SM.1 testé début 1916 fut reconnu assez satisfaisant pour qu'une commande de cent machines soit passée malgré des performances inférieures au Sopwith 1½ Strutter. Cependant en service, cet avion ne fut pas une réussite, le train avant s'effondrait s'il était employé de manière incorrecte et fut cause de nombreux accidents, le complexe système d'entraînement des hélices posait des problèmes en service et les performances étaient médiocres.

Au final, plus de 150 exemplaires furent construits, employé pour des missions de reconnaissance lointaine (reconnaissance d'armée pour les états-majors), le type fut globalement retiré du service en 1917, mais quelques avions furent encore employés jusqu'à fin 1918. Un appareil fut peut-être équipé de manière expérimentale d'un moteur Salmson P9 et un seul SM.2 doté d'un moteur Salmson 9A monté de manière conventionnelle dans le nez fut essayé, avec peu de satisfaction à cause du mauvais refroidissement du propulseur, en 1918. Quelques SM.1 devaient être exportés en Russie, mais ils ne purent être livrés dans ce pays du fait de l'interruption des liaisons maritime en septembre 1916.


Vue postérieure d'un Salmson-Moineau SM-1. Le poste de pilotage est au niveau de l'aile, à noter la petite échelle qui pénètre dans la fuselage et permet d'y accéder. Vue arrière d'un Salmson-Moineau SM-1 (photo : René Moineau, aviateur et inventeur - Jean-Louis Moineau)

- En complément, vue de la partie centrale de ce biplan dans l'atelier de construction (train d'atterrissage principal, réservoir, échelle d'accès, radiateur côté gauche).

Source partielle : site web Wikipedia

SALMSON SM-1        
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 150 CV                       Salmson (Canton-Unné) 9A                          
Envergure/Span 17,47 m    Longueur/Length 10,00 m    Hauteur/Height 3,80 m     Poids total/Weight 2.050 kg       
Vitesse/Speed 130 km/h à 2000 m    Plafond/Ceiling            Autonomie/Range           


Retour à la page d'accueil Retour page d'accueil/return to the home page Retour à la page aviation Retour partie aviation/return to the airplane part IndexTable des matièresAvions Guerre 1914-1918Avions Guerre 1914-1918