Supermarine-Sea lion

Supermarine Seafire

Supermarine-Southampton (scapa/stranraer)

Vue d'un Seafire F IIC (origine : Fighters 1939-1945 - Kenneth Munson) Vue d'un Seafire F IIC du Squadron No. 885 de la Fleet Air Arm. H.M.S. Formidable, septembre 1942.

Le Supermarine Seafire ou Sea Spitfire (nom officiel), fut un développement naval du Spitfire. Suivant l'adaptation du Hurricane aux opérations à bord de navires, des essais de décollage furent effectués à bord du H.M.S. Illustrious, à la fin de l'année 1941, avec un chasseur standard Spitfire VB, équipé de points de fixation pour le catapultage, et d'une crosse d'appontage. Un ordre d'achat fut ensuite passé pour environ 170 machines, converties de la même manière, l'appareil étant désigné Seafire IB. Le premier de ce lot fut mis en service dans la Fleet Air Arm, dans le Squadron No. 807, à la mi-1942. Ce chasseur fut suivi de la variante, désignée Seafire IIC, dérivée du Spitfire VC, mais construite directement pour un usage maritime. Cette machine fut commandée en environ 370 exemplaires.

Une amélioration considérable, par rapport à ces machines intérimaires, fut la version Mk. III de 1943, équipée de diverses variantes du moteur Rolls-Royce Merlin, et dotée, pour la première fois pour le modèle, d'ailes repliables afin de faciliter le rangement dans les hangars. Ce type fut fabriqué en environ 1.220 exemplaires, de nombreuses machines de ce type ayant été équipées d'un dispositif de prise de vues photographiques destiné à la reconnaissance. L'installation d'un moteur Griffon fut effectuée, sous la spécification N.4/43, et la première variante dotée de ce moteur (un Griffon VI de 1.850 ch), apparue en 1944, fut désignée Seafire XV. Environ 390 modèle XV furent construits, la mise en service étant faite en mai 1945. Cet appareil fut encore employé dans le théâtre du Pacifique, après la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Extrême-Orient.

Les modèles d'après le conflit, mis en service actif, furent les Mks. XVII, 45, 46, et 47, et certains appareils de ces séries furent encore employés durant la guerre de Corée (juin 1950-juillet 1953). Le Seafire fut le premier chasseur moderne embarqué par la Royal Navy, mais ce n'était pas l'appareil idéal pour cet emploi. Sa structure n'était pas assez solide pour les opérations sur porte-avions, et en particulier, les atterrissages étaient difficiles, à cause du train principal à voie étroite, et aussi à cause du déplacement du poids vers l'avant de l'avion au fur et à mesure du montage de nouveaux moteurs, qui rendait le contrôle difficile à basse vitesse. Aussi le montage du moteur Griffon, qui était plus puissant, et tournait en un sens opposé par rapport au Merlin, avait tendance, par effet de couple, à tirer l'avion à droite, c'est à dire du côté des superstructures. Ce défaut, ainsi que l'instabilité détectée sur le modèle Mk. 45, fut résolu sur le Mk. 46, doté d'un moteur à hélices contre rotatives. Cependant, les performances du Seafire surpassaient ses défauts, cet avion avait une autonomie faible, mais son agilité et sa bonne vitesse ascensionnelle en faisaient un bon appareil de défense.

L'armement d'un modèle F IIC était constitué d'un canon Hispano-Suiza de calibre 20 mm, et de deux mitrailleuses Browning de calibre 7,7 mm, logés dans chaque aile. L'avion pouvait aussi emporter une charge formée d'une bombe de 500 livres (environ 230 kg) accrochée sous le fuselage, ou deux bombes de 250 livres (environ 113 kg) placées sous les ailes.


Plans d'un Seafire F IIC (origine : Fighters 1939-1945 - Kenneth Munson)

Tableau des différentes versions :
Modèle Caractéristiques
IB (mi-1942) Version navale de Spitfire Mk. VB, avec crosse d'appontage et points d'accroche pour catapultage. Ailes fixes. Première version, environ 170 exemplaires produits.
IIC (1942) Version basée sur le Spitfire Mk. VC, points d'accroche pour catapultage, train d'atterrissage renforcé, moteur Merlin 32 et hélice à quatre pales. Ailes fixes. Environ 370 exemplaires produits.
III (1943) Ailes repliables en deux parties, moteur Merlin 55M de 1.585 ch. De nombreux Mk. III furent équipés pour la reconnaissance photo. Environ 1.220 exemplaires produits, mise en service novembre 1943.
XV (1944-1945) Moteur Griffon VI de 1.850 ch (spécifications N.4/43), radiateurs asymétriques comme sur le Spitfire XII, dernières versions équipées d'une verrière en goutte d'eau. Environ 390 exemplaires produits.
XVII (après-guerre) Même verrière en goutte d'eau que sur le Seafire XV, train d'atterrissage souvent renforcé, quelques exemplaires (FR17) avec une caméra à la place du réservoir arrière.
45 Même cellule que le Spitfire 21, ailes non repliables, Griffon 61 équipé d'une hélice à cinq pales ou Griffon 85 avec hélices contre rotatives.
46 Identique au Seafire 45 avec verrière en goutte d'eau, modèle FR46 avec une caméra dans le fuselage arrière, derniers exemplaires avec la queue du Spiteful.
47 Ailes repliables, systèmes hydrauliques plus complets, moteurs Griffon 87 ou 88 de 2.375 ch avec hélices contre rotatives, réservoirs de plus grande capacité, derniers avions produits, type FR équipés de caméras.


Source partielle : Fighters 1939-1945 - Kenneth Munson.

SEAFIRE F IIC       
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 1470 ch                      Rolls-Royce Merlin 45                             
Envergure/Span 11,53 m    Longueur/Length 9,12 m     Hauteur/Height 3,47 m     Poids total/Weight 3.220 kg       
Vitesse/Speed 570 km/h à 3730 m    Plafond/Ceiling 10.300 m   Autonomie/Range 750 km         


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