Savoia-marchetti-S.m.75

Savoia-Marchetti S.M.79 Sparviero

Schutte-lanz-Dirigeables

Vue d'un S.M.79-II Sparviero (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson) Vue et plan d'un S.M.79-II Sparviero du 59ième Squadriglia, 33ième Gruppo, 11ième Stormo (Cyrénaïque, Libye, novembre 1940).

Le S.M.79 conçu par Alessandro Marchetti avait comme origine le prototype (I-MAGO) d'avion de transport commercial rapide d'un capacité de huit places qui avait volé pour la première fois en octobre 1934. Cet appareil qui, équipé de différents moteurs (Piaggio P.IX RC 40 Stella, licence Bristol Jupiter, puis Alfa Romeo 125 RC 35), établit plusieurs records aériens en 1935-1936, fut doublé d'un second prototype, bombardier militaire équipé de trois moteurs radiaux Alfa Romeo 126 RC 24 de 780 CV.

Cet avion désigné S.M.79-I Sparviero, fut mis en production, il était caractérisé par sa bosse dorsale qui lui valut le surnom de il Gobbo Maledetto (le Bossu maudit) quand il fut mis en opérations. Le S.M.79 fut mis en service actif pour la première fois durant la Guerre d'Espagne, par la Aviazione Legionaria, du côté des Forces Nationalistes. Il fut employé dans la 8ième et la 111ième Stormi Bombardemento Veloce. Ces bombardiers moyens basés aux Baléares, opérèrent avec un grand succès durant les trois années de ce conflit, en Catalogne et au-dessus des principales villes de l'est de l'Espagne.

A la suite des rapports favorables à propos des performances et de la fiabilité du S.M.79 pendant la Guerre d'Espagne, la Yougoslavie passa commande de 45 machines militaires désignées S.M.79K. Ces avions livrés en 1939 furent en majorités détruits lors de l'invasion par les forces de l'Axe en 1941, certains purent fuir vers la Grèce (exil du roi et de son entourage). Quelques appareils survécurent, une partie fut intégrée dans les forces du nouvel Etat de Croatie (NDH, Nezavisna Drzava Hrvatska, fondé en avril 1941) et quelques exemplaires furent récupérés par la R.A.F. (AX702-AX705).

En 1937, des essais de S.M.79-I équipé d'une torpille d'environ 5,40 m de long, puis de deux torpilles sous le fuselage furent effectués. Les tests révélèrent, qu'avec des moteurs plus puissants, l'avion pourrait facilement emporter deux de ces armes à l'extérieur, et en octobre 1939, fut mis en production le S.M.79-II destiné à équiper le Squadriglia Aerosiluranti de la Regia Aeronautica. A l'exception d'un lot doté de moteurs Fiat A.80 RC 41 de 1.030 CV, ce modèle recevait des moteurs radiaux Piaggio P.XI. La production fut sous-traitée dans les usines Macchi et Reggiane, et en juin 1940, environ 600 Sparvieri, des deux types, étaient en service en Italie.

Le S.M.79 fut en activité durant la Deuxième Guerre mondiale, dans la zone Méditerranée, en Afrique du Nord et dans les Balkans, effectuant des missions d'attaque à la torpille, bombardement conventionnel, reconnaissance, support rapproché et parfois transport et entraînement. Après la réédition des Italiens en 1943, environ trois douzaines de ces appareils volèrent pour le compte des forces aériennes italiennes co-belligérantes, tandis que de nombreux autres (type amélioré S.M.79-III) étaient employés par les forces pro-germaniques dans la Aviation della R.S.I. (Repubblica Sociale Italiana, République de Salò). Ce dernier modèle (aussi désigné S.M.79bis, S.M.79GA, ou S.M.579) introduit fin 1942, était une version sans nacelle ventrale mais dotée d'un canon de 20 mm tirant vers l'avant. Dotée de moteurs Alfa Romeo 128 de 1.000 CV, cette version bombardier porteur de torpille avait un rayon d'action augmenté et des performances globalement améliorées.

Le S.M.79B était une version bimoteur destinée à l'exportation, équipée d'un grand nez vitré et propulsée par des moteurs Fiat A.80. Cet appareil plus économique mais plus lent avait volé pour la première fois en 1936 et fut exporté au Brésil (trois exemplaires), en Irak (quatre ex.) et en Roumanie (48 ex.). Dans ce dernier pays, le S.M.79B fut fabriqué sous licence par IAR (Industria Aeronautica Româna), les moteurs étant des Junkers Jumo 211D. La production italienne totale, en incluant les variantes et les versions export atteignit environ 1.330 exemplaires avant l'arrêt de la production en 1944.

Le Sparviero était de type monoplan à aile basse avec train rentrant. Son fuselage était basé sur une structure en tubes d'acier soudés avec revêtement en Duralumin en partie avant, Duralumin et contre-plaqué en partie supérieure du fuselage, les autres surfaces étant entoilées. Les ailes étaient de construction bois avec des volets sur le bord de fuite et des becs (type Handley-Page) sur le bord d'attaque. Ces ailes étaient basées en structure interne sur trois longerons en épicéa et contre-plaqué avec nervures en contre-plaqué en revêtement de ce même matériau. Les ailes étaient montées avec un faible dièdre (environ 2°) et les ailerons pouvaient pivoter en liaison avec les volets pour améliorer le vol à faible vitesse et lors des atterrissages. L'équipage comprenait cinq personnes (six en version bombardier), avec les deux pilotes côte à côte, l'instrumentation en panneau central comprenait les jauges huile et essence, les altimètres haute et basse altitude, l'horizon artificiel, un gyroscope, un compas, les indicateurs de virage, une montre, les contrôles pour les moteurs et les commandes de gaz, par contre l'avion ne possédait, ni radio, ni masques à oxygène pour le vol en altitude. La capacité en carburant atteignait 3.460 litres répartis dans dix réservoirs. Le S.M.79 était robuste et avait de bonnes performances en vitesse, vitesse de montée et maniabilité, ses ailes en bois et son poids faible lui permettait de flotter suffisamment longtemps pour que l'équipage puisse quitter l'appareil dans de bonnes conditions et le moteur central fournissait une bonne protection contre les tirs ennemis.

L'armement défensif était composé de quatre, plus tard cinq mitrailleuses. Deux Breda Safat de 12,7 mm, étaient placées dans la bosse dorsale, une fixe tirant vers l'avant, l'autre orientable tirant vers l'arrière. Une autre arme de même calibre orientée vers l'arrière était placée dans la gondole ventrale et une mitrailleuse Lewis de 7,7 mm puis deux Breda Safat de même calibre) étaient montées de chaque côté du fuselage au niveau de la gondole. La charge de bombes atteignaient 1.250 kg en soute interne (cinq projectiles de 250 kg., le plus souvent quatre pour gagner en manoeuvrabilité), les bombes étant logées en position verticale ce qui limitait leur taille. En version lanceur de torpilles, la charge comprenait deux torpilles accrochées à l'extérieur sous le fuselage et dans cette version, la nacelle ventrale et sa mitrailleuse défensive étaient souvent déposées.
Plans d'un S.M.79-II Sparviero (origine : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson)

- En complément, photo d'un S.M.79 de la Aviación Legionaria (Aviazione Legionaria, Guerre d'Espagne, Forces Nationalistes) basé aux Baléares. A partir de fin 1937, deux escadrilles de ces trimoteurs opérèrent au-dessus de ces îles et dans la partie est de l'Espagne (document d'origine : Air War over Spain - Canario Azaola).

Source partielle : site web Wikipedia.

SAVOIA S.M.79       
Moteurs(s)/Engine(s)   3 moteurs à pistons de 1000 CV                     Piaggio P.XI RC 40                                
Envergure/Span 21,20 m    Longueur/Length 16,20 m    Hauteur/Height 4,60 m     Poids total/Weight 11.400 kg      
Vitesse/Speed 475 km/h à 4000 m    Plafond/Ceiling 8.500 m    Autonomie/Range 2.000 km  


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