Fiat-R.2

Fieseler Fi 156 Storch

Focke-wulf-A 17 (a 29/a 38) mÖwe

Vue d'un Fieseler Fi 156 Storch Vue d'un monoplan de liaison et d'observation Fieseler Fi 156 Storch.

Conçu par le patron du bureau d'études chez Fieseler, Reinhold Mewes, et le directeur technique Erich Bachem, cet avion répondait à une demande du RLM (Reichsluftfahrtministerium, ministère de l'Air du Reich), émise en 1935, pour une machine destinée à la Luftwaffe, et capable de remplir des missions de liaison, évacuation sanitaire, et contrôle aérien avancé. Ses concurrents avaient alors été le Messerschmitt Bf 163 et le Siebel Si 201, mais le Storch obtint le marché, grâce à de meilleures performances en décollage et atterrissage courts.

Equivalent allemand du Westland Lysander, le Fieseler Storch (Cicogne, ainsi nommé en référence aux longues jambes du train d'atterrissage principal, et aux grandes ailes, d'où l'allure d'un oiseau), était également une conception de l'avant Deuxième Guerre mondiale, trois des cinq prototypes ayant volé durant l'année 1936. Un petit lot de machines de pré-production Fi 156A-0 fut suivi du premier modèle de production, le A-1, en 1938. Une version civile Fi 156B était projetée, mais cette variante ne fut pas produite, et la série fut poursuivie avec les modèles Fi 156C.

Le Fi 156C-0, présenté au début de l'année 1939, était doté d'une mitrailleuse défensive MG 15 montée en position surélevée en partie arrière de la cabine à trois places, il fut suivi du C-1 de transport de personnel, et du C-2 d'observation. Tous les modèles avaient été jusqu'alors, dotés d'un moteur inversé Argus As 10C, mais la version à usages multiples C-3, fut équipée, en majorité, de la version As 10P de ce moteur.

Des améliorations de détail furent apportées lors de la production du C-3, et ces aménagements furent repris sur son successeur, le C-5. Cet appareil pouvait emporter trois bombes de 110 livres (50 kg), une mine de 298 livres (135 kg), une nacelle portant un appareil photographique destiné à la reconnaissance, ou encore un réservoir auxiliaire largable qui augmentait le rayon d'action porté à 1.010 km. Les dernières variantes furent le Fi 156D-0 (moteur As 10C), et le Fi 156D-1 (moteur As 10P), doté d'une cabine plus grande, et de portes d'accès plus larges, de manière à pouvoir charger une civière. A partir de 1942, et jusqu'à la fin de la guerre, le C-5 et le D-1 furent les principaux modèles en production. Le Fi 156E-0 fut une version réussie, mais uniquement expérimentale, dotée d'un train muni de chenilles, afin de pouvoir opérer sur des terrains rugueux ou mous.

Les qualités remarquables du Storch lui permettait de décoller et d'atterrir sur de très courtes distances, 28 mètres pour le décollage, par vent nul, et 60 mètres pour l'atterrissage dans les mêmes conditions. La vitesse minimale était de 52 km/h, et la vitesse minimale au décollage était de 41 km/h. Ces capacités étaient dues au très efficace dispositif hypersustentateur, composé de becs type Handley-Page situés sur la totalité du bord d'attaque, et de grands volets à fente montés sur l'ensemble du bord de fuite. Les ailes pouvaient être repliées le long du fuselage, la largeur de l'avion étant alors réduite à 3,95 m. La cellule était formée d'un treillis de tubes d'acier au chrome-molybdène avec un revêtement entoilé. Les ailes en bois comprenaient deux longerons et des nervures, et étaient également entoilée. Le plan de queue était réglable en vol, et le train d'atterrissage principal à large voie (3,40 m) était doté de roues à freinage hydraulique, montées avec des pneus ballons.

La production du Storch, pendant la guerre, fut d'environ 2.550 exemplaires, et une partie de la production fut transférée, durant l'année 1944, à l'usine l'usine Mràz, en Tchécoslovaquie, ainsi qu'aux établissements Morane-Saulnier, à Puteaux, en région parisienne. Le Storch fut employé par la Luftwaffe, par la Regia Aeronautica, et en petit nombre, par les forces aériennes de Bulgarie, Croatie, Finlande, Hongrie, Roumanie, Slovaquie, et de Suisse.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la firme Morane-Saulnier, de même que la compagnie tchécoslovaque Mràz continuèrent la production de machines équivalentes au Storch, la version française devenant le MS-500 Criquet, tandis que la version d'Europe centrale était désignée K-65 Càp. La machine française fut déclinée en plusieurs variantes se différenciant principalement par le moteur. Egalement, le Fi 256 fut un prototype d'une version plus grande, d'une capacité de cinq places, étudié à Puteaux, pendant la guerre.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le Storch fut déployé sur tous les théâtres d'opérations en Europe et en Afrique du Nord. Une opération célèbre effectuée avec cet avion fut le sauvetage du dictateur italien Benito Mussolini, alors déchu, et retenu prisonnier à Campo Imperatore, région du Gran Sasso, dans les Abruzzes, à plus de 2.000 mètres d'altitude. Lors de l'opération baptisée Eiche, en septembre 1943, un commando allemand dirigé par l'Hauptsturmführer Otto Skorzeny, et comprenant 90 hommes aéroportés par une dizaine de planeurs DFS 230, parvint à libérer l'important prisonnier. Après un décollage périlleux, le Storch piloté par Heinrich Gerlach étant proche de ses limites, le retenu captif put être rapatrié vers Avezzano, province de l'Aquila, région des Abruzzes. Mussolini rencontra Adolph Hitler, quelques jours plus tard, le 14 septembre à Munich, et l'opération réussie fut utilisée pour la propagande du régime nazi.


Source partielle : Bombers 1939-1945 - Kenneth Munson.

Fi 156C-2           
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 240 ch                       Argus As 10C                                      
Envergure/Span 14,25 m    Longueur/Length 9,90 m     Hauteur/Height 3,05 m     Poids total/Weight 1.325 kg       
Vitesse/Speed 175 km/h à 0 m       Plafond/Ceiling 5.090 m    Autonomie/Range 385 km         


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