Tellier-200 ch

Tellier 200 ch canon

Tellier-350 ch

Vue d'un hydravion Tellier 200 ch canon (origine : L'aviation maritime française pendant la Grande Guerre - ARDHAN - Pouyer) Vue d'un hydravion biplan biplace Tellier 200 ch canon, destiné à l'attaque de sous-marins naviguant en surface. A partir de l'année 1918, les CAM (Centre d'Aviation Maritime) commencèrent à recevoir chacun, deux exemplaires de cette version dérivée du Tellier 200 ch. La vue montre une machine du centre de Brest-Camaret, sur sa cale, au moment de la mise à l'eau.

En 1917, la menace sous-marine ennemie était de plus en plus présente, et les attaques à la bombe menées par les hydravions de patrouille alignés depuis février 1915 n'étaient guère efficaces. Le lancement d'une charge depuis un appareil qui volait à 120 km/h était hasardeux, aussi l'état-major de la Marine étudia la possibilité d'armer ses appareils d'un canon permettant d'attaquer à plus grande distance les submersibles naviguant en surface, avant leur prise de plongée. Pour répondre à cette demande, Alphonse Tellier qui disposait alors du plus gros hydravion de la flotte, proposa le montage d'un canon Hotchkiss de 47 mm sur affut mobile Voisin, sur son modèle 200 ch, dont l'habitacle, en partie avant, était renforcé.

Fin juillet 1917, avant même les essais du prototype à la C.E.P.A. (Commission d'Etudes Pratiques d'Aéronautique), une première commande pour 55 machines fut passée. Le prototype effectua avec succès une campagne de tirs en vol à Saint-Raphaël, durant le troisième trimestre, et fin novembre, un second ordre d'achat, portant sur également 55 hydravions, fut passé. En plus de la machine d'essais livrée en 1917, les 110 appareils de production furent construits en 1918, à l'usine Emile Dubonnet, à Argenteuil, quai de Seine.

Les premières livraisons du 200 ch canon (plus exactement désigné Tellier 200 ch Hispano-Suiza canon) furent effectuées, à raison de deux appareils par centre, à partir du mois de janvier 1918, et tous furent livrés avant la fin de la Première Guerre mondiale. A la fin du conflit, ces hydravions étaient en service dans les CAM (Centre d'Aviation Maritime) ou PC (Poste de Combat) d'Ajaccio, d'Alger et Arzew (Algérie), Bayonne, Bizerte et Sousse (Tunisie), Brest-Camaret, Cette, Cherbourg, Corfou et Platéali (Grèce), La Pallice, La Penzé, Lorient, Marsala (Sicile, Italie), Saint-Raphaël, Toulon et Tréguier, ainsi que dans le centre américain du Croisic. Après la guerre, quelques exemplaires dépourvus de leur canon furent utilisés dans les écoles de pilotage de Berre et d'Hourtin, jusqu'en, au moins, 1922.

Le canon de calibre 47 mm, avait été précédé de l'essai, au cours de l'année 1916, d'une arme Hotchkiss de calibre 37 mm (modèle 1902), montée d'abord, sur un hydravion Donnet-Denhaut 150 ch, puis plus tard également sur un F.B.A. 150 ch. Le comportement des appareils, ainsi que le tir de l'arme donnèrent satisfaction, mais le calibre 37 mm s'avéra insuffisant pour endommager gravement un sous-marin. L'arme de calibre supérieur fut choisie pour équiper le Tellier, qui fut le seul hydravion en opérations muni d'une arme de ce type avant l'Armistice. Ces canons disposaient tous d'un système de visée spécial, mis au point à Saint-Raphaël, par le lieutenant de vaisseau Yves Le Prieur. Au mois de septembre 1918, il fut décidé d'étudier le montage d'une version embarquée du canon de 75 mm, seule arme pouvant s'attaquer avec succès aux nouveaux sous-marins blindés que la marine impériale allemande commençait à mettre en service. La fin du conflit intervint avant que les essais aient pu être menés, ils furent néanmoins réalisés en 1919, à bord d'un hydravion Tellier trimoteur, l'énorme Tellier 1000 ch. Suivant les instructions, afin d'échapper aux mitrailleuses des sous-marins ciblés, le Tellier 200 ch canon devait attaquer à une altitude de 600 m, et à une distance d'ouverture de feu de 3.000 m.


Vue de la partie avant d'un hydravion biplan d'attaque Tellier 200 ch canon. Cet appareil, dont l'arme de calibre 47 mm est clairement visible sur le document, appartenait au CAM de Cherbourg (cn 54, immatriculation CH.6). Vue d'un hydravion Tellier 200 ch canon (origine : L'aviation maritime française pendant la Grande Guerre - ARDHAN - Wilbert)


Source partielle : L'aviation maritime française pendant la Grande Guerre - ARDHAN - Lucien Morareau.
TELLIER 200 CH CANON
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 200 ch                       Hispano-Suiza                                     
Envergure/Span 15,60 m    Longueur/Length 12,71 m    Hauteur/Height 3,41 m     Poids total/Weight 1.810 kg       
Vitesse/Speed 130 km/h             Plafond/Ceiling 3.000 m    Autonomie/Range 4 hr 40 min    


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