Rolls-royce-Rb.108 (rb.145/rb.162)

Rolls-Royce Tyne

Rolls-royce-Vulture

Vue d'un turbopropulseur Rolls-Royce Tyne (photo : JN Passieux, Musée SNECMA, décembre 2014) Vue d'un turbopropulseur Rolls-Royce Tyne fabriqué par la SNECMA et équipé d'une partie de son carénage frontal. Réducteur, compresseurs, chambres de combustion, étages de turbine. Musée SNECMA, Melun-Villaroche, décembre 2014.

Le Rolls-Royce RB.109 Tyne était un turbopropulseur à deux arbres développé entre le milieu et la fin des années 1950 par Rolls-Royce Limited. Il fut essayé en vol durant l'année 1956, le moteur avec son hélice à quatre pales étant monté dans le nez d'un bombardier lourd quadrimoteur Avro Lincoln (immatriculation G-37-1) modifié. Suivant les conventions de désignation du constructeur concernant les turbines à gaz, ce turbopropulseur fut nommé Tyne, depuis le nom de la River Tyne, fleuve du nord de l'Angleterre qui se jette dans la mer du Nord.

Conçu en 1954 par une équipe dirigée par Lionel Haworth, le Tyne devait être une alternative plus puissance au Dart. Prévu pour délivrer une puissance initiale de 2.500 CV, le RB.109, dès ses premiers essais en avril 1955, dépassa ses spécifications et fut rapidement homologué pour une puissance de 4.220 CV.

Le Tyne fut développé principalement pour l'avion de ligne quadrimoteur Vickers Vanguard, dont le prototype vola pour la première fois en janvier 1959 équipé de moteurs Tyne Mk. 506 de 4.985 CV. Les moteurs de production furent livrés mi-1959, afin d'équiper les Vanguard livrés à la compagnie britannique BEA (British European Airways, filiale de BOAC pour les routes européennes) et à la compagnie TCA (Trans Canada Airlines qui deviendra Air Canada à partir de 1964). Le Tyne fut, par la suite, développé pour atteindre une puissance d'environ 6.000 CV.

Ce turbopropulseur comprenait un compresseur haute pression à neuf étages entraîné par une turbine un étage et sur un autre arbre, un compresseur basse pression à six étages entraîné par une turbine à trois étages. Ce dernier arbre était relié en partie avant, à l'hélice, via un boîtier réducteur. Les dix chambres de combustion étaient séparées, mais interconnectées entre elles. Le rapport de compression global était de 13.5:1, la température atteignant 800°C en entrée de chambre. Pour un Tyne présenté au musée SNECMA (Atlantic, 1961), la puissance était de 6.000 CV avec une poussée résiduelle de 510 kgp, pour un poids de 1.086 kg. Les vitesses de rotation étaient, 17.850 tr/min pour l'étage haute pression, 15.250 tr/min pour l'étage basse pression et 971 tr/min pour l'arbre entraînant l'hélice quadripale Hawker Siddeley Dynamics à vitesse constante.

Le Tyne fut monté sur les Vickers Vanguard civils (versions RTy.1 de 4.370 CV ou RTy.11 de 5.060 CV), les appareils de patrouille maritime et de lutte anti sous-marine Breguet 1150 Atlantic (RTy.20 Mk. 21 de 5.670 CV) et Dassault Atlantique 2 (RTy.20 Mk. 21 de 5.670 CV ou RTy.20 de 6.035 CV) et les appareils de transport Canadair CC-106 Yukon, Canadair CL-44 (RTy.12 de 4.620 CV), Short Belfast (RTy.12 de 5.400 CV) et Aerospatiale/MBB C-160 Transall (RTy.20 Mk. 22 de 5.670 CV ou RTy.20 de 6.035 CV). Ce turbopropulseur fut aussi monté sur certaines versions de l'Aeritalia G.222.


- En complément, vue des compresseurs d'un turbopropulseur Rolls-Royce Tyne. Entrée d'air sur la gauche, compresseur axial basse pression six étages, compresseur axial haute pression neuf étages. Musée SNECMA, Melun-Villaroche, décembre 2014.

Source partielle : site web Wikipedia.

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