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Verville-Packard R-1

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Vue du Verville-Packard R-1 (photo : Gallica - La Vie aérienne, Paris, novembre 1920) Vue du biplan de course Verville-Packard R-1, piloté par le major Rudolph William Schroeder, lors de la Coupe Gordon Bennett disputée fin septembre 1920, à Etampes, environs de Paris.

Alfred Victor Verville (1890-1970), fut un acteur majeur dans le développement d'importants appareils américains, depuis 1914 jusque dans les années 1930. La lignée des Sportsman fut une excellente série conçue par Verville remontant au début des années 1920. Ses réussites plus anciennes comprenaient des travaux sur les radiateurs et sur les ailes effilées, qui furent utilisées sur les chasseurs Boeing PW-9 et Curtiss PW-8, et sur son propre avion de chasse expérimental VCP-1, (Verville-Clark Pursuit), modifié ultérieurement en appareil de course Verville-Packard R-1.

Le R-1, qui fut le premier avion dédié à la course construit pour le compte de l'U.S.A.A.C. (U.S. Army Air Corps), était un biplan aux lignes claires. Issu d'une évolution du prototype du chasseur VCP-1, il fut construit en deux exemplaires. Le premier reçut la référence A.S. 40126, mais le second, répertorié A.S. 40127, ne vola jamais. Le moteur était à l'origine un Hispano-Suiza huit cylindres en V de 300 ch, et ce propulseur fut remplacé plus tard par un douze cylindres en V à 60° à refroidissement liquide, Packard 1A-2025 d'une puissance maximale de 540 ch à 1.800 tr/min, au niveau de la mer, Le R.1 était un biplan monoplace, avec un seul mât d'entre plans de chaque côté. La cellule monocoque était construite en contre-plaqué, les ailes étaient en bois avec un revêtement entoilé, les surfaces de contrôle étaient également entoilées, et les ailerons étaient placés uniquement sur les plans inférieurs. Le moteur Packard était d'une cylindrée de 33.191 litres, sa distribution comprenait un unique arbre à came en tête commandé par arbre et engrenages, pour chaque rangée de cylindres, et les culasses portaient quatre soupapes par cylindre. Ce moteur n'était pas équipé d'un compresseur et pouvait fournir environ 380 ch à 10.000 pieds (3.050 mètres), et environ 300 ch à 15.000 pieds (4.570 m). Le taux de compression était de 5,08:1, et le poids à sec était d'environ 1.142 livres (520 kg).

Ce modèle R-1 fut une réussite, car il permit au pilote, le lieutenant Corliss Champion Mosely de l'Air Service de l'armée américaine, de gagner la première course du Trophée Pulitzer, à la vitesse moyenne d'environ 156 mph (250 km/h). La compétition fut disputée fin novembre 1920, sur un parcours partant de Mitchel Field, Long Island, New York, et comportant deux points de passage, l'un à Henry J. Damm Field, près de Babylon, et un autre à Lufberry Field, à Wantagh. La distance totale à parcourir pendant la course était d'environ 116 miles (197 km), répartie en quatre tours de 29 miles, (environ 47 km). Le nombre d'engagés dans cette compétition dépassait la trentaine de concurrents qui devaient courir contre la montre, et cette réunion était populaire puisque plus de 25.000 spectateurs étaient au point de départ, et plusieurs centaines d'autres aux points de passage.

Quelques mois plus tôt, fin septembre, le R-1 avait été engagé dans l'édition 1920 de la Coupe Gordon Bennett. Les avions qui devaient participer à cette course étaient d'un niveau de performance élevé, et comprenaient, côté français, des Nieuport-Delage 29V (pilotes Joseph Sadi-Lecointe et Georges Kirsch), un Spad-Herbemont S.XXbis (pilote Bernard Barny de Romanet), côté britannique, un Martinsyde Semiquaver (pilote Frederick Phillips Raynham), et côté américain, un Dayton-Wright (pilote Howard Rinehart), un Curtiss-Cox (pilote Roland Rholfs), et le Verville-Packard (pilote Rudolph William Schroeder). Lors de cette course, seuls les deux pilotes français, Joseph Sadi-Lecointe, sur Nieuport-Delage 29, et Bernard Barny de Romanet, aux commandes d'un Spad-Herbemont purent finir le parcours, Sadi-Lecointe terminant premier à la vitesse moyenne d'environ 270 km/h. Les appareils américains durent abandonner, le Verville-Packard, suite à une menace d'incendie (flammes sortant des échappements du moteur à certains régimes), et le Dayton-Wright à cause de commandes bloquées. Bernard de Romanet dut atterrir lors de la course, à cause d'un manomètre d'huile bloqué à zéro. Après réparation, il repartit, en parvint à atterrir en fin de parcours grâce à son habilité, le visage couvert d'huile, du à la rupture d'une tuyauterie. Sa moyenne, arrêt déduit fut d'un bon niveau, car elle atteignit environ 260 km/h. Dans l'équipe française, le Borel type Course (Borel-Hispano) mené par Lucien Barault avait été écarté, mais il est possible que cette machine ait obtenue la troisième place, si elle avait participé à la course. Par la suite, le R-1 montra son niveau de performances, en atteignant en 1922, une vitesse de 175 mph (environ 280 km/h) lors d'essais effectués à Wright Field, Ohio.


Sources partielles : site web Wikipedia, et Gallica - "La Vie aérienne", Paris, novembre 1920.

VERVILLE-PACKARD R1 
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 540 ch                       Packard 1A-2025                                   
Envergure/Span 7,01 m     Longueur/Length            Hauteur/Height            Poids total/Weight 1.540 kg       
Vitesse/Speed 300 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range                


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