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Verville-Sperry R-3

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Vue du Verville-Sperry R-3 (illustration : Les fous volants/Time Life) Vue du monoplan de course à aile basse Verville-Sperry R-3. Ce monoplan cantilever du service aéronautique de l'armée américaine fut réalisé à l'initiative du général William Lendrum Mitchell (1879-1936).

Le R-3 qui datait de 1922, fut conçu par Alfred Victor Verville. Cet avion fut développé par McCook Field Engineering Division, et construit par la société Lawrence Sperry Aircraft Company, Farmingdale, comté d'Orange, état de New York. McCook Field était un aérodrome et une station d'expérimentation aéronautique située à Dayton, Ohio, exploité par l'Aviation Section, U.S. Signal Corps, et son successeur l'U.S. Army Air Service, de 1917 jusqu'en 1927. Trois appareils de ce type, portant les numéros de service de 22-326 à 22-328, furent commandés. Le moteur prévu était un Curtiss D-12 de 450 ch placé sous un capot profilé, et entraînant une hélice métallique Curtiss Reed. Egalement, le refroidissement devait être effectué grâce à des radiateurs constitués de tubes en laiton noyés dans la surface des ailes. Malheureusement, l'entreprise Curtiss Aeroplane and Motor Company fabriquait également des avions de compétition, et le monoplan de Verville ne put bénéficier immédiatement des produits de cette compagnie. Le R-3 fut en remplacement, d'abord équipé d'un propulseur Wright H-3 de 300 ch (connu pour ses vibrations) entraînant une hélice en bois, et refroidi par un radiateur d'origine française Lamblin de forme cylindrique. Cette combinaison rendit les avions moins performants face à la concurrence, cependant le deuxième exemplaire put bénéficier d'un train principal rentrant.

Dans le Trophée Pulitzer de 1922, ce furent des machines Curtiss qui gagnèrent. Trois R-3 avaient été engagés dans cette course, mais seuls deux terminèrent. La cinquième place fut obtenue par la machine pilotée par le lieutenant Eugene Hoy Barksdale (moyenne anviron 180 mph, 290 km/h), et la septième place fut obtenue par le lieutenant Fonda B. Johnson, malgré des ennuis de moteur juste après son atterrissage. La dernière machine conduite par le lieutenant Saint Clair Street fut victime d'une fuite d'huile et fut contrainte à l'abandon.

Le développement de l'appareil fut pour diverses raisons pratiques, arrêté, malgré le grand investissement déjà réalisé. Des problèmes subsistaient, flottement des ailerons, traînée due aux logements ouverts des roues du train principal, manque général d'harmonie dans les commandes de contrôle. Ces défauts auraient dû être corrigés à la suite de tests en vol ou d'essais en soufflerie, mais pour des raisons politiques ou économiques, les procédures de correction ne furent pas appliquées. Cependant, pour le Trophée Pulitzer de 1923, un moteur Curtiss D-12 put être monté. Le problème des vibrations fut résolu, mais le contrôle de l'avion n'était toujours pas satisfaisant, en particulier à la vitesse de pointe qui atteignait maintenant plus de 230 mph (370 km/h). Un biplan Curtiss fut encore le vainqueur de cette édition, et le Verville dut abandonner.

De nouveau, aucun travail de développement important ne fut investi dans la conception, mais le R-3 piloté par le lieutenant Harry H. Mills, malgré une vitesse moyenne relativement basse de 215 mph (environ 350 km/h) fut le vainqueur du Trophée Pulitzer, grâce également à l'abandon du biplan Curtiss suite à un accident. Après la compétition, les monoplans de course de ce type furent rangés au McCook Field Museum.

Le 30 mars 1923, l'aviateur français Lucien Bossoutrot fut dépossédé de deux records de vitesse, celui sur 500 km établi en 1922, grâce à un vol réalisé à la vitesse moyenne de près de 140 km/h, et celui sur 1.000 km, réalisé deux ans plus tôt, en 1920, à la vitesse moyenne d'environ 95 km/h. Le nouveau record sur 500 km fut réalisé par le lieutenant Jean Batelier, sur un Potez 4 à moteur Lorraine-Dietrich de 370 ch, à la vitesse moyenne d'environ 180 km/h, et le record sur 1.000 km fut établi par le lieutenant Carrier, à la vitesse moyenne d'environ 150 km/h, à bord d'un Breguet 14 A.2, à moteur Renault 12 Fe de 300 ch. Le lendemain, 31 mars 1923, nouvelle chute des records, le lieutenant Alexander Pearson réussissant à Dayton, Ohio, avec un Verville-Sperry R-39 à moteur Wright, à réaliser un vol de 500 km, à la vitesse moyenne d'environ 170 mph (270 km/h). Le lieutenant Harold Ross Harris gagna le record sur 1.000 km, à la vitesse moyenne de 205 km/h. La différence entre ces records était que les avions français étaient des appareils standard de reconnaisance, tandis que le Verville-Sperry était une machine spécialement préparée pour la performance.


Source partielle : site web Wikipedia.

VERVILLE SPERRY R3  
Moteurs(s)/Engine(s)   1 moteur à pistons de 495 ch                       Curtiss D-12                                      
Envergure/Span 9,29 m     Longueur/Length 7,14 m     Hauteur/Height            Poids total/Weight 1.125 kg       
Vitesse/Speed 355 km/h             Plafond/Ceiling            Autonomie/Range                


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