Rolls-royce-Tyne

Rolls-Royce Vulture

Rotax-582

Vue d'un moteur Rolls-Royce Vulture (illustration : Rolls-Royce the Merlin at War Ian Lloyd) Moteur Rolls-Royce Vulture, 24 cylindres en X, vue côté arrière (compresseur centrifuge, un étage, deux vitesses). Structure, deux moteurs Peregrine douze cylindres en V montés l'un par-dessus l'autre, celui du dessous étant inversé.

Le Rolls-Royce Vulture était un moteur d'avion britannique développé peu de temps avant la Deuxième Guerre mondiale. Il avait une configuration inhabituelle, en X, puisqu'il était formé de deux moteurs douze cylindres en V Peregrine montés sur un carter commun et entraînant un vilebrequin unique. Un bloc était monté dans le sens habituel tandis que l'autre était monté, tête en bas. Ce moteur était conçu pour fournir une puissance de 1.750 CV, mais des problèmes persistants avec la conception de ce propulseur, firent que sa puissance en service fut réduite, à environ 1.450/1.550 CV, en limitant la vitesse de rotation. Bien qu'il ait été prévu que ce moteur soit monté sur de nouveaux avions, le développement et la production de ce modèle furent arrêtés en juillet 1941, alors que Rolls-Royce se concentrait sur le plus réussi douze cylindres Merlin. Pendant la guerre, côté anglais, un autre moteur de 24 cylindres, mais d'une architecture différente, le Napier Sabre, connut le succès après une longue période de développement.

Le Peregrine était un moteur douze cylindres en V à 60 degrés d'une cylindrée de 21,24 litres, et d'une puissance de 885 CV à 3.000 tr/min et 3.000 pieds (environ 915 m). Il était dérivé du plus ancien Kestrel, type 'F' (même cylindrée, alésage 140 mm, course 127 mm), mais était équipé d'un compresseur centrifuge à une vitesse. Son poids à sec était d'environ 1.105 livres (environ 500 kg). Monté sur le Westland Whirlwind et le Gloster F.9/37, ce moteur n'avait pas connu une brillante carrière, et sa production avait été arrêtée en janvier 1942.

Le Vulture, formé de deux Peregrine, avait une cylindrée de 42,47 litres, mais malgré le même alésage et la même course que sur le modèle initial, les blocs des cylindres avaient été modifiés pour tenir compte des paliers supplémentaires du vilebrequin et des manetons plus larges.

Ce moteur souffrit d'une période de développement abrégée en raison de la nécessité, pour Rolls-Royce, d'en suspendre les études, afin de se concentrer sur le Merlin qui équipait, lors de la bataille d'Angleterre, de début juillet 1940 à fin octobre de la même année, les deux principaux chasseurs de la R.A.F., le Spitfire et le Hurricane. En conséquence, la fiabilité du Vulture, lors de sa mise en service, était assez mauvaise. Outre la puissance délivrée inférieure à celle prévue, le moteur souffrit de fréquents problèmes de paliers de bielles aux extrémités, peut-être dus à une mauvaise lubrification. Egalement il était sujet à des surchauffes. Le constructeur était initialement confiant en ses capacités à résoudre ces pannes, mais le plus compact Merlin atteignait déjà un niveau de puissance équivalent à celui prévu pour le Vulture, aussi la production de ce moteur fut abandonnée après seulement, environ 540 exemplaires fabriqués.

Le Vulture devait équipé le prototype du chasseur Hawker Tornado, mais avec l'arrêt de production de ce moteur, le constructeur en abandonna le développement pour se consacrer à celui du Typhoon. De même fut abandonné la version du bombardier Vickers Warwick doté de ces propulseurs. Le seul appareil vraiment mis en production et équipé de Vulture, fut le bombardier Avro 679 Manchester. Le Manchester, handicapé par la manque de fiabilité de ses moteurs, n'eut pas une carrière opérationnelle très réussie, mais il fut à la base du fameux bombardier quadrimoteur Lancaster. Le Vulture équipa aussi l'hydravion assez particulier Blackburn B.20.



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